Nafi Ngom Ndour cache des choses…Elle sait des choses sur Wade et même sur des milliards détournés

Nafi Ngom Ndour aime les déclarations aux goûts inachevés ponctués souvent de menaces ou d’intrigues.
Depuis qu’elle a été révélée au grand public par Me Wade comme étant l’une des femmes de l’administration les plus puissantes du Sénégal, la Dame Nafi Ngom, autrefois Keïta, ensuite Ndour après être devenue l’épouse d’un autre puissant bonhomme des Affaires Etrangères, ne se maîtrise pas en public et panique le plus souvent devant la presse. Et quand c’est le cas, elle dit des choses qui mériteraient que la justice s’intéresse à elle. Parce que ce qu’elle dit est grave. Xibaaru va vous faire revivre quelques déclarations de Nafi Ngom, jusqu’à celle d’avant-hier qui semble être la goutte d’eau qui risque de provoquer un tsunami…
Nafi-la-menace en 2012
C’était le 11 avril 2012. Elle menaçait les membres du Conseil Constitutionnel. C’était juste après l’augmentation des salaires des juges, elle a été accusée par ces derniers d’avoir orchestré la fuite dans le presse…Et voici qu’écrit le journal L’Obs du 11 avril 2012 sous le titre : « Nafi Ngom Ndour, vérificateur général de l’Ige, menace les membres du Conseil constitutionnel »
« Elle était dans tous ses états après qu’elle ait été présentée par la presse comme celle qui a négocié l’augmentation des salaires des chefs de juridiction. Très remontée …elle a accusé nommément les membres du Conseil constitutionnel…Nafi Ngom Ndour à ses détracteurs : « ils veulent redorer leur blason après que le Sénégal les ait démasqués. Pour ce faire, ils tentent de jeter le discrédit sur ma personne, alors que j’ai bâti mon honneur à la suite de maints sacrifices. Je ne l’accepte pas .Ils ne savent pas que je sais beaucoup de choses sur l’affaire de la candidature de Wade. S’ils n’arrêtent pas, je dirais aux Sénégalais ce qui s’est passé ».
Ce jour-là, la justice aurait dû la contraindre à dire ce qu’elle sait. Parce que ses propos sont très graves. Que savait-elle sur la candidature de Me Wade qu’elle cachait ? Mais la justice laisse passer.

Rebelote le 27 décembre 2014
Ce jour de décembre, Nafi Ngom fait la Une de toutes les presses. Elle dit savoir des choses qui peuvent faire sauter le Sénégal. N’importe quel citoyen aurait tenu les mêmes propos que Nafi Ngom, serait traduit devant les juridictions pour dire ce qu’il savait. Mais comme c’est Nafi Ngom, la justice se fait toute petite. Elle s’était adressée en ces termes aux autorités qui, sous le couvert de l’anonymat, refusaient de déclarer leur patrimoine: «si je révélais le tiers de ce que je sais, le Sénégal allait sauter».
Le Sénégal allait sauter comment ? Les institutions se seraient-elles écrouler ? Que ce serait-il passé si elle parlait ? Des menaces qui semblent ne pas inquiéter la justice. Si c’était quelqu’un d’autre, la DIC ou la brigade de recherches l’aurait déjà cueilli. Mais comme c’est Nafi Ngom, la justice laisse passer.

Le tsunami du 26 juin 2015
Avant-hier, elle a fait très fort, la Nafi…Elle a révélé un scandale de détournement de plusieurs milliards. Elle dit détenir des documents et déclare qu’elle sait.
Devant un parterre de personnalités internationales regroupées au sein du Réseau des institutions nationales de lutte contre la corruption en Afrique de l’ouest, la présidente de l’office nationale de lutte contre la corruption (Ofnac) a tenu ses propos graves : « On met 40% du budget de fonctionnement dans l’éducation et on n’a pas de résultats. L’agriculture aussi. Moi je sais et j’ai des documents. Si on n’avait pas détourné les milliards que le président Wade a mis dans la Goana, on aurait atteint l’autosuffisance ».
Wade a mis des milliards dans la GOANA et ces sommes ont été détournées. Et elle dit qu’elle sait et qu’elle détient des documents. Alors cette fois-ci, si la justice de ce pays ne fait rien c’est que Nafi Ngom Ndour est au-dessus de toutes les lois de ce pays.
Personne n’ose dire ce qu’elle a dit…Même pas Macky Sall. Mais comme c’est Nafi Ngom, la justice laisse passer…
Penda Sow pour xibaaru.com