Mimi Touré coupable ou victime dans l’Affaire Diack et Khalifa Sall ? Elle porte un lourd fardeau

Les avocats de lamine Diack ont tiré à boulets rouges sur l’ancien premier ministre, Mimi Touré parce qu’elle aurait dit ce qui suit : “ Khalifa Sall est un de ces politiciens du moment qui évoquent l’éthique pour masquer leur déception de devoir changer le timing de leurs ambitions démesurées. En matière d’éthique et de morale, Khalifa Sall devrait faire davantage dans la discrétion ces temps-ci…Faut-il rappeler qu’il a été le seul politicien à avoir été cité par Lamine Diack comme bénéficiaire de l’argent de la drogue de l’athlétisme international”, accusent-ils. Ils pensent que le maire de Dakar devra “répondre aux enquêteurs français sur l’utilisation des produits des activités de corruption de Lamine Diack qui fut son parrain politique à Dakar”.
Mimi l’a dit ou ne l’a pas dit ?
Les avocats de Lamine Diack pont eu raison de mettre l’info au conditionnel : « Si de tels propos venaient de Aminata Touré, ils relèveraient d’un manquement à l’éthique républicaine et à la solidarité gouvernementale, d’un manquement à l’éthique de justice et d’un manquement aux valeurs sénégalaises de bienséance et de savoir-vivre ».
Mais il faut tout de même savoir si Mimi l’a dit ou non ?
Il suffit simplement pour le savoir de retourner dans la phrase attribué à Mimi Touré. Si vous lisez bien, on passe de « Mimi Touré qui dit » à l’expression « accusent-ils ». Comment Mimi peut-elle être remplacée par la troisième personne du pluriel ? Nos confrères auraient dû dire « accuse-t-elle ». Mais ils ont dit « accusent-ils »
S’agit-il d’un communiqué des partisans de Mimi Touré ? Si oui, cela n’engage en rien l’ex premier ministre. Même si elle comptable des propos de la section APR de Grand Yoff mais elle n’en est pas responsable. Alors les avocats de Lamine Diack se sont-ils fourvoyés ? Sur toute la ligne dirait-on. Mais ils ont traité la pauvre vieille dont la fille vient de se marier de ne pas « savoir-vivre »…Et d’avoir été invitée de Lamine Diack à Monaco. Une grosse révélation qui vient à tort pour une personne innocente.
Mobel Sirah Ba pour xibaaru.com

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  1. Il est membre du congrès américain et demande à son pays de freiner le Président Macky Sall. Ronald Dellums, outré par l’affaire Karim Wade et le reniement du Président sénégalais, constate un recul démocratique au Sénégal, «Malheureusement, bien des changements ont eu lieu au cours de ces dernières années, affichant un recul dans ce pays jadis considéré comme le fleuron de la démocratie en Afrique.
    Lorsque le parti opposant, le Pds, a désigné Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade comme son candidat aux prochaines élections présidentielles, le Président Macky Sall a tout simplement arrêté Karim Wade et l’a jeté en Prison. Il a ensuite ressuscité par décret présidentiel une juridiction spéciale depuis bien longtemps abrogée et n’ayant instruit le moindre cas depuis 30 ans.
    Cette juridiction spéciale, nouvellement établie a condamné M. Karim Wade à 6 ans de prison et à ce jour ce dernier se trouve en détention », a-t-il indiqué M. Dellums, rapporte Walfadjri. «En Avril 2015, le Groupe de travail des nations Unies sur la détention arbitraire a considéré que l’arrestation de Karim Wade est arbitraire. Et que sa détention est en violation du droit international. Le mois dernier le groupe de travail a réitéré sa requête et appelé le régime du président Sall à libérer Karim Wade et à respecter le droit international», ajoute le membre du Congrès américain. De son avis, la goutte d’eau qui fait déborder le vase, est le reniement du chef de l’Etat.
    «La semaine dernière, ce dérapage s’est accentué lorsque le président Sall a renié l’engagement qu’il a fait de réduire la durée de son mandat. A la place d’élections devant se tenir l’année prochaine en fonction de l’engagement pris de porter le mandat en cours à 5 ans, le président Sall s’est prononcé pour rester en poste jusqu’en 2019, en basant sa décision sur, dit-il, l’avis, qui n’est rien d’autre qu’un avis, du conseil constitutionnel, qu’il a lui-même sollicité», dénonce l’américain. Devant une telle situation, M. Dellums demande à l’administration Obama de freiner ces dérives: « Face à au réel progrès de la démocratie affiché en Guinée et au Nigéria, il est bien inquiétant d’assister à ce qui semble être une régression des alliés des Etats Unis et des démocraties les plus fortes d’Afrique. C’est que les conséquences du recul démocratique au Sénégal peuvent être désastreuses pour la région toute entière. Il est impératif que les Usa mettent un frein à une telle dérive avant qu’elle ne se propage et ne devienne incontrôlable. Il faut que les Etats Unis exigent que le Président Sall honore la demande du groupe de travail des Nations unies et libère Karim Wade son adversaire politique et qu’il respecte son engagement de limiter son mandat présidentiel à 5 ans », réclame-t-il.

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