Mayweather remporte « le combat du siècle » contre Pacquiao…Vidéo du combat

Floyd Mayweather est sorti vainqueur, samedi soir à Las Vegas, du combat du siècle qui l’opposait à Manny Pacquiao, à qui il a infligé sa sixième défaite, aux points, sur décision unanime des arbitres (118-110, 116-112, 116-112). L’Américain a décroché, à 38 ans, sa 48e victoire chez les pros, en autant de combats. Pas forcément la plus belle, pas la plus nette, en tout cas. Un rapide coup d’oeil aux statistiques du combat montre tout de même une domination certaine (ou un certain contrôle, c’est selon) de Mayweather, qui n’a pas hésité, une nouvelle fois, à chambrer son adversaire en plein round.

On s’attendait à observer, de la part de Pacquiao, des rafales de coups, lui qui lâchait jusqu’à 70 frappes par round: le Philippin a plafonné à 35,75 coups lancés par round, 6 de moins au total que Mayweather, maître du jeu défensif. Surtout, «Money» a été bien plus précis que Manny, avec 34% de coups ajustés (contre 19%). En matière de précision, les deux hommes ont fait moins bien que lors de leurs derniers combats respectifs: 51% pour Mayweather contre Maidana (en septembre 2014), 34% pour Pacquiao face à Algieri (en novembre 2014). Une chute de précision qui indique la neutralisation des deux boxeurs, samedi soir.

Là où Pacquiao a été le plus loin de Mayweather, c’est sur les jabs ajustés (directs du bras avant), qui permettent de garder l’adversaire à distance et de préparer une attaque. Pacquiao en a seulement réussi 18 (une précision de 9%), presque 50 de moins que son adversaire (67, 25% de précision). Le Philippin a ainsi peiné à développer ses enchaînements de frappes, et n’a jamais pu percer la muraille adverse, à l’exception du 4e round, sans réel danger pour Mayweather cependant.
Les six derniers combats de Floyd Mayweather ont été remportés aux points (quatre fois par décision unanime, deux fois par décision majoritaire). Le dernier K.-O. de l’Américain (26 en 48 combats) remonte au 17 septembre 2011, contre Victor Ortiz. C’est la plus longue série sans le moindre K.-O. dans la carrière pro de «Money».