Mankeur scelle le sort du pèlerinange : « Il faut vraiment changer de formule, il faut innover »

Le sort du commissariat au Pèlerinage est scellé. Et c’est le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye qui l’a affirmé au micro de la RFM depuis New York où il participe aux côtés du Président de la République à la 70ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.
Sur l’organisation du Pèlerinage, Mankeur a été très catégorique réservant tout de même au président de la République d’adopter les mesures qui s’imposent :
« Il faut vraiment changer de formule, il faut innover. Nous avons un commissariat général au pèlerinage qui existe depuis 1961-1962. Est-ce qu’il est adapté à la réalité d’aujourd’hui ? Avant peu de Sénégalais allaient au pèlerinage, aujourd’hui, nous avons un quota de 10 500 et nous avons des demandes qui vont au-delà de ce quota-là ». Il faut complètement réformer le fonctionnement du pèlerinage, peut-être même aller vers une structure nouvelle qui tienne compte des réalités et des concepts d’aujourd’hui. Mais il appartient à Monsieur le président de la République de prendre les mesures qui s’imposent et je suis sûr qu’il le fera »
Et sur le chiffre exact des victimes sénégalaises, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur veut être prudent :
« Ce sont tous les pays qui sont dans cette situation. On a croisé tout à l’heure la délégation malienne. Le président de la République lui-même a interrogé le ministre des Affaires étrangères du Mali pour lui demander quelle était la situation. Eux-mêmes ont des problèmes de chiffres. C’est très difficile d’avoir des chiffres exacts donc nous sommes tenus d’être très prudents, c’est une situation évolutive parce que ce sont des informations qu’il faut parfois aller rechercher. Ils avaient annoncé plus de 60 disparus, mais finalement il s’est trouvé que ces disparus étaient au marché en train de faire leurs achats et ils se sont présentés par la suite. Donc il faut être très prudent dans des situations de crise comme celles-là. Dans des situations comme ça, c’est un peu compliqué »
Penda Sow pour xibaaru.com