Macky veut un pays sans opposition…Avec une presse aux ordres

Mais qu’espère donc Macky ? Un pays sans opposition, avec une presse aux ordres.

La majorité de la presse peut bien se déculotter, et comme les singes, présenter son arrière train à Macky le dominant, en signe d’allégeance.

Aujourd’hui qui doute du parti-pris d’une certaine presse, en effet ?

Dans la majorité des titres nationaux, sur certains sites qui ont décidé désormais de prostituer leur crédibilité, les scandales qui jalonnent la gestion mackyenne sont tabous. Pire, ils y sont même contestés.

Les rapports de la Cour des comptes sont évoqués sur le fil, les scandales publiés par l’OFNAC sont rapidement  rangés aux oubliettes, et pendant ce temps, on nous sérine des débilités sur la supposée croissance de notre pays, sur le renforcement de l’Etat de droit et j’en passe.

Pourquoi les sujets qui intéressent vraiment l’avenir de notre pays sont ignorés ?

  • Macky qui a peur du soutien marqué du patronat français qui lui a tourné le dos au profit d’Abdoul Mbaye a promptement signé le renouvellement de la licence d’Orange, après avoir prestement décollé pour Paris, afin d’y donner des gages de fidélité au Medef. En échange de ce que nous coute ce groupe, que représente la somme infamante que le pouvoir a annoncée avoir reçu, pour livrer notre indépendance dans ce domaine à la France ?
  • Les records de marché gré à gré passés par Macky et son gouvernement constituent un scandale dont personne ne parle. Et que dire en conséquence des surfacturations des chantiers engagés dans le cadre du partenariat public privé et des commissions occultes engrangées au passage, en bradant en même temps notre souveraineté nationale ?
  • Je suis effrayé par l’endettement galopant de mon pays, qui recourt maintenant aux services des fonds usuriers pour racheter sa dette et creuser davantage notre déficit budgétaire, à quelles fins ?

Comment peut-on plonger son pays dans cette spirale révoltante de dettes au nom de la réalisation d’un PSE dont l’horizon d’achèvement est 2035, et continuer de faire semblant de travailler pour l’émergence du Sénégal, d’ici 2024 ?

J’ai tellement crié au secours pour Saint-Louis, que j’ai ressenti un profond mépris, quand j’ai vu le maire de cette ville, promettre de reloger 200 familles dont les habitations ont été détruites sans pour autant qu’il daigne, au vu de sa position dans l’appareil d’Etat sonner l’alerte pendant qu’il en était temps.

Ces gens aiment –ils vraiment le Sénégal ? Ces gens sont-ils vraiment patriotes ? Songent –ils qu’un jour très prochain, seuls sur leur lit de mort, regardant leur vie défiler, ils seront en face de Dieu pour une reddition des comptes à laquelle ils ne peuvent pas échapper ?

La gouvernance politique et économique de Macky est une catastrophe !

A mesure qu’il enfle et grossit, les sénégalais se ratatinent et crèvent de gêne et de misère. Heureusement que son épouse, parfaite dans son rôle comme toutes les femmes de dictateurs qui constituent parfaitement le contre-exemple de leurs époux démagogues, apporte du réconfort  à ceux qui en ont le plus besoin.

Aujourd’hui la seule alternative qui s’offre à Macky, après avoir échoué à maintenir en prison Karim Wade et à casser  du Khalifa Sall, est d’empêcher coute que coute l’émergence d’une opposition forte qui lui portera la première estocade en 2017, avant le coup de grâce de 2019, pour espérer usurper un second mandat!

En la matière, détruire Idrissa Seck semble être l’unique objectif obsessionnel de Macky, qui  développe envers M. Seck une haine qui engendre un délire paranoïaque dont ses sous fifres se font les échos, comme des pleureurs à une cérémonie mortuaire, payés pour une performance.

Il faut le dire une bonne fois pour toutes : Macky hait Idrissa Seck. Une haine dont l’origine est à chercher dans toutes les humiliations qu’il aura vécues dans sa précédente vie politique et dont il juge Idy comme étant la cause, une haine nourrie par toutes les couleuvres qu’il aura avalées à l’époque de la toute puissance d’Idy. Une de ces haines qu’il faudrait psychanalyser, car elle fait développer une névrose handicapante du fait d’un puissant complexe d’infériorité qu’elle nourrit chez Macky, envers Idy.

D’où les réactions épidermiques de Macky, qui crie et hurle d’impuissance violente en son for intérieur dès qu’Idy se prononce sur l’incompétence de son régime, et malheureusement les injures de ses sicaires ne peuvent calmer cette haine.

Macky ne pourra tourner cette page que quand Idy ou lui disparaitront de la scène politique. Heureusement que chez nous les problèmes crypto personnels ne se règlent pas par un duel !

Il doit se reprendre, et assumer son passé dont surement son avilissante allégeance à la toute puissance d’alors de son challenger doit être la seule tâche. Mais c’est le propre du faible de ne jamais se suffire de ce qu’il a, fusse le monde à ses pieds.

Macky ne peut pas empêcher Idy de jouer son rôle d’opposant, au même titre que tous ceux qui exècrent son régime et trouvent qu’il nous conduit vers l’abime, du fait de son incompétence et  des fourberies économiques d’Amadou BA.

Au lieu de se ronger le cœur et de se tourmenter l’âme à force de vouloir réduire le débat politique à une litanie d’injures aux fins d’humilier ou de décrédibiliser Idy qu’il élève au rang de chef de l’opposition bien malgré lui je présume, qu’il s’évertue, s’il le peut, à convaincre les sénégalais que les résultats des milliards qu’il emprunte chaque jour sont bien visibles dans leur quotidien, et qu’ils les ressentent jusque dans leurs ventres qui crient famine.

C’est triste de le dire, mais quand on a élu un incapable doublé d’un méchant haineux, ne soyons pas étonnés du  résultat : le Sénégal n’est plus qu’injures et deals, en attendant la prochaine reddition des comptes !

La démagogie est une stratégie qui ressemble à un feu de paille, Macky. Ses effets sont fugaces.

A la fin, elle vous enfume, vous pique les yeux, tache vos habits, et le pire, c’est que vous sentez mauvais, une odeur de paille…grillée, si ce n’est vous-même qu’elle grille !

Cissé Kane NDAO

Président de l’A.DE.R