Macky Sall veut renforcer l’Etat de droit au Sénégal…La libération de Karim Wade doit passer par là

Hier le président Macky Sall recevait le bureau du Conseil national de la jeunesse (CNJS). Et recevant ces jeunes, Macky Sall s’est exprimé sur son projet de réformes de la constitution avec comme préalable le renforcement de l’Etat de droit et le transfert de plus de pouvoir aux autres institutions.
« Avec ce nouveau projet de révision de la Constitution, je ne suis pas dans des dispositions d’accaparement du pouvoir, je suis en train de donner du pouvoir aux autres institutions, afin d’assurer un meilleur avenir du pays…Moderniser, stabiliser et consolider notre démocratie, renforcer l’Etat de droit et améliorer la gouvernance des affaires publiques : tels sont les fondements du projet de révision constitutionnelle que je vous proposerai« .
Le président a choisi de renforcer l’état de droit au Sénégal, de moderniser, stabiliser et consolider notre démocratie. Mais ceci peut-il se faire au Sénégal avec un certain Karim Wade en prison « arbitrairement » ?
M. José Guevara, le Porte-parole le porte-parole du Groupe de travail des Nations Unies estime que la libération de Karim Wade est un préalable. Dans un entretien avec des confrères depuis Mexico où il se trouve, « Nous avons reçu une grosse délégation d’avocats sénégalais en septembre 2015. Mais, nous n’avons rien vu de nouveau qui puisse changer notre avis sur l’affaire Karim Wade…Ce que je peux dire, c’est que les droits de Karim Wade ont été bafoués par le Sénégal. Toute autre qualification ne viendrait pas de nous… Nous sommes confiants que les gouvernements, un jour, finiront par se plier à nos recommandations. »
Et comment le président Macky Sall voudrait renforcer l’Etat de droit au Sénégal avec un prisonnier politique gênant dans ses geôles ? C’est contraire à l’Etat de droit.
Trois ans que Karim est détenu en prison pour des biens mal acquis jusque-là invisibles. Personne n’a les 47 milliards de Singapour et encore moins les immeubles à Paris ou Monaco…Condamné à 6 ans prison assorti d’une amende de 138 milliards, Karim Wade est « arbitrairement » détenu, ce qui est à l’opposé du renforcement de l’Etat de droit que veut promouvoir Macky Sall…
Penda Sow pour xibaaru.com

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    KARIM WADE, OTHMAN BENJELLOUN, MAMADOU POUYE, LES BOURGI… : L’histoire secrète de BMCE Capital Sénégal devenue Blackpearl Finance
    BREAKING NEWS, HOT NEWS 9 février 2016 Aucun commentaire
    Crée par le marocain Othman Benjelloun et attribuée par la CREI a Karim Wade, la banque BMCE Capital Sénégal dont le nom et surtout l’actionnariat a beaucoup changé, avant sa liquidation en 2014, continue de susciter la curiosité. Au Maroc, le journal « Le Desk » dans une large enquête, a fouillé dans les ruines de la banque autour de laquelle apparaissent toujours le banquier marocain et des proches de Karim Wade. Selon le journal qui cite l’enquête, la présence des hommes du tout puissant ministre, Karim Wade, devait faciliter l’accès aux mandats publics.

    Le journal marocain « Le Desk » a tenté de percer le mystère de la banque BMCE Capital Sénégal, fondée par le Marocain Othman Benjelloun, mais attribué à Karim Wade par la CREI. Dans un article intitulé : l’histoire secrète de BMCE Capital au Sénégal, « Le Desk » commence par souligner que c’est le 10 mars 2003 qu’Othman Benjelloun, président du groupe BMCE, inaugure sa toute première filiale africaine : BMCE Capital Sénégal. Et qu’à ses côtés, il y a avait, « le conseiller royal André Azoulay et Karim Wade, le fils du président sénégalais, rentré au pays après à la réélection de son père Abdoulaye Wade en 2000 ».

    Ce qui suscite la curiosité des journalistes, c’est que dès sa création, la filiale sénégalaise de BMCE Capital, pilotée par Adnane Chmanti, un ex-analyste de Wafabank, « décroche très vite d’importants mandats publics au Sénégal» dont : « l’émission obligataire du port de Dakar, le financement du nouvel aéroport de Dakar, l’attribution de la 3e licence télécom, la privatisation de l’hôtel Meridien, … ».

    « 3AIG » de Pape Mamadou Pouye a démarché les mandats, pour un quote-part de 250 millions

    En réalité, ses mandats lui ont été apportés par une autre société avec laquelle BMCE Capital Sénégal avait signé un «protocole secret». Il s’agit de la société « 3AIG », crée en mars 2003, (juste après l’inauguration de la filiale sénégalaise de BMCE), par Pape Mamadou Pouye, son épouse et le financier camerounais Serge Yanic Nana.

    Selon les enquêteurs de la CREI, cette société a signé un protocole d’accord avec BMCE Capital Sénégal, afin de démarcher des mandats à son profit : C’est ainsi qu’elle a mis dans l’escarcelle de la banque : la privatisation de l’hôtel Meridien, l’émission obligataire du port et de la mairie de Dakar, ou encore la privatisation de la Société des Oléagineux du Sénégal (SONACOS)…. Les enquêteurs relèvent qu’un second protocole d’accord avait été signé avec BMCE Capital en avril 2004, évaluant la quote-part devant revenir à 3AIG à 250 millions de FCFA (environ 4,1 millions DH). Et l’un des dirigeants de « 3AIG », Serge Yanic Nana obtient même un poste de directeur général adjoint au sein de BMCE Capital Sénégal. Et en 2008, il va prendre la tête de BMCE Capital Cameroun.

    Encore Pape Mamadou Pouye…et les frères Bourgi

    Le média marocain souligne qu’en plus de « 3AIG » qui démarche les mandats pour la banque, «Fin 2004, BMCE Capital Sénégal va plus loin en procédant à une augmentation de capital réservée à une obscure société luxembourgeoise, Metinvest Equity, créée pour l’occasion à travers une société-écran basée dans le Wyoming, un petit paradis fiscal américain, et qui devient ainsi actionnaire de BMCE Capital Sénégal, à hauteur de 40%».

    Alors que « le groupe BMCE n’a jamais communiqué sur cette opération ni sur l’identité de son nouveau partenaire au Sénégal », c’est «grâce à une commission rogatoire » envoyée au Luxembourg fin 2013, que les enquêteurs de la CREI ont découvert que les véritables propriétaires de Metinvest Equity sont des proches de Karim Wade : Pape Mamadou Pouye, « Bibo » Bourgi et son frère Karim.

    Dans son verdict rendu en mars 2015, dont Le Desk détient une copie, la CREI parle d’un « système consistant à mettre en exergue des sociétés très connues telles la BMCE, société marocaine ou Fraport, société allemande, pour ne pas apparaître et laisser croire que ce sont lesdites sociétés qui bénéficient des contrats signés avec l’Etat du Sénégal (…) ».

    BMCE Capital Sénégal disparaît comme par enchantement, alors qu’elle s’est fait beaucoup d’argent avec les mandats

    Le plus cocasse fait remarquer le journal, c’est que, « malgré un tel succès, BMCE Capital Sénégal disparaît des radars à partir de 2008 », soit 5 ans seulement après sa création. La filiale n’apparait plus dans les rapports annuels de la maison-mère et n’est même pas mentionnée parmi les entités devant constituer MediCapital Bank, qu’Othman Benjelloun a lancé à Londres, comme étant son nouveau pôle banque d’affaires à l’international, devant regrouper les filiales de BMCE Capital en Afrique (Axis Capital, créée en Tunisie en 2006, et BMCE Capital Cameroun, lancée à Douala en 2008).

    Cette situation est d’autant plus surprenante qu’en lançant sa filiale sénégalaise, ce ténor marocain de la finance affirmait que «la nouvelle antenne, en charge des activités d’affaires à Dakar, ambitionne d’accompagner le groupe dans son développement à l’international et drainer l’investissement marocain en Afrique».

    « Le Desk » qui se demande «que s’est-il passé avec BMCE Capital Sénégal ?», au point de disparaître aussi vite n’ pas trouver de réponse auprès d’Othman Benjelloun et son groupe qui n’a jamais communiqué sur le sujet. Les journalistes se rabattront sur « les résultats de l’instruction menée entre 2013 et 2014 contre Karim Wade et son entourage par la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) ». Des résultats d’enquête qui selon les confrères marocains, «apportent leur lot de révélations ».

    Et c’est en exploitant l’arrêt de renvoi de la commission d’instruction, qu’il s’est procuré que le journal a pu «retracer la véritable histoire» de BMCE Capital Sénégal, «renommée « Blackpearl Finance en 2009», mais toujours contrôlée par Othman Benjelloun depuis le Luxembourg jusqu’à sa liquidation en 2014.

    BMCE se retire du capital au profit de… FinanceCom International

    La « disparition » de BMCE Capital Sénégal des rapports annuels de la maison-mère à partir de 2008 s’explique en fait par un nouveau changement d’actionnariat opéré cette année-là. BMCE Capital sort en effet du tour de table de sa filiale sénégalaise pour être remplacée par une nouvelle société tout juste créée au Luxembourg, Decrow Capital. Une nouvelle société actionnaire, détenue à titre personnel par Othman Benjelloun, patron de BMCE (qui s’est retiré pourtant) à travers sa holding luxembourgeoise FinanceCom International (qui n’est pas une filiale du groupe FinanceCom, contrairement à ce que son nom et les rapports du CDVM indiquent). Ce changement d’actionnariat s’accompagne d’un nouveau nom pour BMCE Capital Sénégal, qui devient en juin 2009 « Blackpearl Finance ». Au final, c’est le nom qui change, mais toutes les personnes qui tournent autour de la banque depuis sa création restent les mêmes.

    A la question de savoir pourquoi Othman Benjelloun avait-il « coupé les ponts » entre la BMCE et sa filiale sénégalaise, Adnane Chmanti, l’ex-dirigeant de BMCE Capital Sénégal, interrogé en septembre 2013 par la gendarmerie dans le cadre de l’enquête contre Karim Wade, avait déclaré que cette opération avait été réalisée « pour apaiser les mauvaises relations entre BMCE Capital Sénégal et les autorités sénégalaises de l’époque ».

    Toujours est-il que le banquier marocain (Othman Benjelloun) et ses partenaires cachés ont gardé la main sur Blackpearl Finance, dont la direction générale a été confiée en 2010 à Khalil Chyat, ancien directeur MENA du fonds d’investissement Emerging Capital Partners et tout juste recruté au sein de la galaxie Benjelloun.

    «La banque de Karim (Karim’s bank)», selon une ex-ambassadrice des USA

    Sur l’existence de liens entre la banque et Karim Wade, le journal marocain qui rappelle l’attribution de la propriété de la banque au fils de l’ancien président Wade par la CREI, souligne également des déclarations et faits allant dans ce sens.

    «A Dakar, la relation privilégiée entre la filiale de Benjelloun et Karim Wade n’est pas un secret pour tout le monde. Dans un câble diplomatique daté de mars 2009 et révélé par Wikileaks, l’ambassadrice américaine au Sénégal, Marcia Bernicat, explique que BMCE Capital est communément appelée « la banque de Karim » (« Karim’s Bank ») », cite Le Desk. Et d’ajouter que selon la diplomate, l’affairisme supposé du fils Wade lui vaut par ailleurs le surnom de « Monsieur 15% » dans le milieu diplomatique local.

    Evoquant un autre fait troublant, le média fait remarquer que «pour des raisons encore obscures, Blackpearl Finance s’est vu retirer en 2011 son agrément de société de gestion par l’autorité régionale de régulation, le CREPMF, qui a pointé « divers manquements à la réglementation du marché financier régional ». Et d’ajouter : «Ce qui n’a pas empêché la banque d’affaires de participer en 2012 au plan de désendettement de la société nationale d’électricité (SENELEC). Une mission confiée à Blackpearl Finance, et à d’autres cabinets, par le ministre de l’Energie de l’époque, Karim Wade », selon le témoignage devant la CREI de l’ex-directeur de la SENELEC, Seydina Kane.

    Jotay, avec Le Desk

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