Macky raille ses alliés de Benno Bokk Yaakar : « candidat ou pas, c’est le cadet de mes soucis…C’est le peuple qui décide »

Les candidatures probables de quelques membres de ses alliés au sein de la Coalition Benno bokk yakaar (Bby) et la question de la réduction du mandat présidentiel ont fini par agacer le président Macky Sall. Le samedi dernier, lors de l’ouverture de l’université républicaine, cela est apparu dans son allocution.
« Les candidatures au sein de “Bby’’ ne méritent pas de faire l’objet de débat. Il n’y a aucune contrainte. « Kumu neex nekal candidat. Ceux qui veulent se présenter n’ont qu’à trouver leur candidat. Il n’y a pas de problème. Que ce parti ait un candidat ou que l’autre ne doive pas avoir de candidat, c’est le cadet de mes soucis. Parce qu’à l’arrivée, c’est le peuple qui décide. Si à l’arrivée, notre bilan ne satisfait pas le peuple, c’est la sanction qui s’en suit. On ne le souhaite pas, mais personne ne peut parler jusqu’à orienter l’esprit des Sénégalais. C’est impossible. Le plus essentiel c’est de se concentrer sur l’essentiel, de travailler et de s’armer de courage politique », avait déclaré, le samedi dernier, le chef de file des « » apéristes » » à l’occasion de l’Université républicaine. C’est du moins ce qu’a révélé le journal « » Le Populaire » », dans son édition de ce lundi 14 décembre 2015.
Et selon ledit quotidien, l’actuel locataire du Palais présidentiel s’est aussi prononcé sur la réduction du mandat qu’il avait promis au peuple. « Le bruit qui se fait autour de cette question ne me fera pas fléchir. J’ai pris une décision pour dire que je veux ça dans la Constitution, qu’ils attendent pour voir ce que je vais décider. Attendez que le débat soit posé. Personne ne peut me forcer à dire : “Demain, c’est le référendum. En vertu de quoi?? De mes engagements?? Laissez-moi le mettre en œuvre. C’est moi qui ai pris cet engagement librement. Qu’ils attendent.

Irrité par ses adversaires sur cette question, il poursuit : «Chaque jour, ils occupent les médias pour polémiquer sur la question. Il faut calmer les esprits, parce que le moment venu, nous parlerons au peuple. Ce n’est pas une affaire de politicien ou d’intellectuels. C’est l’affaire du peuple, parce que le pays appartient aux citoyens», a-t-il dit.