Libération de Karim Wade…Le prisonnier a voyagé sans passeport

Nous sommes le vendredi 24 juin.

Cette matinée commence bien pour Karim Wade qui ne sait pas encore qu’il sera libéré ce jour. Il se réveille et fait son petit sport. Il ignore tout ce qui se trame sur son dos.

Sidiki kaba et Macky avaient peur de le mettre au courant sinon il allait alerter tous les Karimistes qui allaient envahir la prison. Le président avait déjà fait les frais d’une telle information 6 jours plutôt quand xibaaru avait dit que Karim était libéré. Rebeuss avait été pris d’assaut.

Macky Sall et Sidiki Kaba ne le disent à personne. Lorsque Sidiki Kaba reçoit un appel de son ami, le procureur du Qatar, Le docteur Ali ben Fetais al-Marri, lui disant que le Jet s’était envolé en direction du Sénégal, alors il décide d’entrer en contact avec Madické Niang. Ce fut un casse-tête pour lui d’entrer en contact avec Madické Niang qui était injoignable sur ses deux portables. Alors il appelle un ami juriste qui localise Madické Niang. Ce dernier, hors de Dakar, joint le ministre qui l’informe. Madické appelle aussitôt Wade. Et il appelle aussi le Khalife Général des Mourides qui lui dit que son fils aîné est à Dakar aux Hlm. Il recommande à Madické de l’informer. Madické verrouille et n’informe pas Karim Wade.

Dans la soirée du 24 juin, le jet atterrit à Dakar. C’est en ce moment que Sidiki Kaba informe le directeur de l’administration pénitentiaire. Ce dernier informe le directeur de la prison de Rebeuss avec des instructions très claires : prendre le prisonnier dans sa cellule, l’acheminer directement chez Madické Niang et ensuite le déposer à l’aéroport dans un avion qui l’attend. Le prisonnier n’avait pas le choix.

A minuit, Karim Wade est informé qu’il doit se rendre chez Madické. Mais il ne sait pas encore pourquoi.

Le directeur de la prison demande aux gardes d’acheminer Karim dans son véhicule. Il prend alors le départ et le conduit chez Madické ou l’attendent le fils du Khalife général de Touba et l’émissaire du porte-parole de Tivaouane. C’est chez Madické que Karim Wade est informé…Il n’a pas le choix. C’est une déportation, un exil forcé.

Karim sort de chez Madické dans la voiture du directeur de Rebeuss. Il est suivi par Madické et son chauffeur. Les voitures ne passent aucun contrôle. Le prisonnier n’a même pas de passeport.

Arrivé sur le tarmac, Karim sort de la voiture du directeur de Rebeuss et monte dans le jet privé. Il a à ses côtés Madické Niang.

Lorsque le jet s’envole, le directeur de Rebeuss informe le directeur de l’administration pénitentiaire. Ce dernier appelle Sidiki kaba. Le ministre de la Justice informe le président qui ne dormait pas encore. Il est 2 heures du matin. Macky lui demande : « y a-t-il eu des attroupements ? »

Sidiki lui répond : « Non monsieur le président…Personne n’était au courant »

Penda Sow pour xibaaru.com