Les frasques de Latif Coulibaly dans l’affaire Sudatel…Avec thierno Ousmane Sy (TOS) la victime

Latif Coulibaly et Cie accusent Thierno Ousmane Sy (TOS) d’avoir reçu des pots de vin dans l’attribution de la licence de Sudatel. Ce qui suppose qu’ils se disent que TOS est un courtier d’une société étrangère qui cherchait à s’implanter au Sénégal, qui utilise ce courtier pour y arriver, et le paie. Donc ces genres de courtiers existent. On est d’accord ?
La Sudatel est soudanaise. Orange est française. Tigo est américaine. Pour le moment, sur les trois, c’est la soudanaise qui a payé plus au Sénégal pour avoir sa licence (89 milliards, 0 f et 50 millions pour respectivement Sudatel, Orange et Tigo). Et c’est Sudatel qui est accusée d’être corruptrice ?
Sudatel a son courtier corrompu (même si ce courtier a fait gagner plus au Sénégal). Mais est-ce qu’Orange et Tigo n’ont pas leurs courtiers ? Quelques éléments, en rappel, pour éviter de répondre par non et de croire avoir raison.
A la veille de l’ouverture du capital de la Sonatel une bulle médiatique avait été lancée par la clique des Latif Coulibaly. Cette bulle disait que Karim Wade était entré en partenariat avec des marocains pour acquérir la Sonatel, en commençant par des call-center. Et cette bulle a été amplifiée par un journaliste du Nouvel Economiste, l. Hirsh (c’est une tradition sénégalaise qui veut que, l’info venue de France étant plus crédible, les amis d’ici, font dire ce qu’ils veulent aux amis de là-bas, puis le reprennent en une, ici). En procès, en France, Karim gagne contre le Nouvel Economiste. Et surtout, dans ce procès, la justice française rejette les « preuves » de l’accusé tirées d’un livre de Latif Coulibaly. On comprend ainsi, qu’en janvier 2003, si France Télécom n’avait pas de courtiers payés pour lui baliser la route de l’acquisition de la Sonatel en dénonçant des marocains imaginaires partenaires de Karim, elle avait, quand même, des courtiers bénévoles pour le même travail. Car c’est connu, Latif est assez propre pour écrire des « contes » payés. Seuls des gens comme TOS font ce genre de travail.
Tigo, l’américaine, a obtenu sa licence à 50 millions (contre 89 milliards de celle des « corrupteurs » de Sudatel). Un prix que le pouvoir sortant avait dénoncé. Mais là encore on s’est retrouvé avec des médias opposés aux intérêts de leur pays, le Sénégal, et soutenant l’américaine. Et pourtant, la révision du prix a eu lieu. Le gouvernement d’Abdoul Mbaye a reçu de Tigo 53 milliards, sans trop de bruits médiatiques (normal, ce n’était pas de l’argent pouvant être classé comme récupéré de la traque des biens mal acquis). Mais, toujours moins que la Sudatel du corrompu TOS. Il y a de temps en temps l’activation de l’information sur un FBI qui traque TOS. Mais, il faut se rappeler que le FBI est américain tout comme Tigo. Or c’est au Sénégal que l’on trouve des courtiers qui s’opposent aux intérêts de leur pays, mais aux USA, en France, en Europe, la police, la gendarmerie, les politiques, les affairistes, les médias travaillent tous, comme une seule voix, pour les intérêts de leurs entreprises, de leurs pays. Ils combattent tous les entreprises des autres pays, concurrentes aux leurs. Alors, aucune surprise pour que le FBI, défendant son cher Milicom, et connaissant la presse sénégalaise, joue sa partition. Même sous Macky, il a suffi qu’on entende parler de la CRBC chinoise qui a gagné l’autoroute Thiès-Touba pour que la Banque Mondiale daigne nous sortir que cette CRBC est blacklistée pour fraude. Et pourtant Bolloré est installé au port de Dakar sans appel d’offre au moment où il perd un procès, en France, sur plainte de Necotrans qui l’accuse de fraude qui lui a fait gagner le port de Conakry. Bolloré a versé une compensation à Necotrans. Cette fraude donc, c’est la justice française qui la confirme, mais aucune Banque Mondiale, aucune presse sénégalaise pour y faire allusion.
Eux, ils sont dans leur logique, ou même dans la logique tout court. C’est à nous africains, à nous sénégalais de refuser d’être comme une meute de chiens à aboyer sur leurs concurrents par des arguments qu’eux même nous ont mis sur la langue. C’est à nous de comprendre qu’il s’agit de concurrence entre pays, entre entreprises, avec leurs soutiens locaux. Le seul ridicule, c’est de vouloir y mettre une onction judiciaire. C’est ce que nous vivons au Port, c’est ce que nous vivons aux ICS. Le problème est le même, des sénégalais, soutiens de certaines entreprises, veulent évincer d’autres, sans le dire tel quel. Tout le reste n’est qu’une question de médias et donc de contrôle de l’opinion.
Xème