Les Français choisissent Abdoul Mbaye contre…Macky Sall

ABDOUL MBAYE, LA NOUVELLE TERREUR DE MACKY

Abdoul MBAYE fait peur. Il a le patronat français avec lui. Tous les hommes d’affaires qui sous la houlette de son frère ont contribué à l’accession de Macky à la magistrature suprême se sont détournés de ce dernier, devant la foultitude de marchés par entente directe que Macky aura donnés à ses nouveaux « amis » dont les commissions sont immédiatement disponibles, surtout qu’il aura déjà dépensé les moyens formidables mis à sa disposition durant la campagne électorale par ses ex souteneurs, qui attendaient un retour sur investissement rapide, une fois qu’il aura pris fonction.
Sans compter la floraison de financements d’infrastructures par le biais du PPP qui ont donné le pays sur un plateau d’argent aux chinois, aux turcs, marocains et autres aventuriers liquides prompts à libérer de juteuses commissions, en liquide .
Les français outrés par le démarrage de la cimenterie Dangote, les tergiversations de Macky quant au renouvellement de la licence d’Orange et les coups bas dans la gestion de la portion des affaires qui restent sous leur contrôle, ont décidé de positionner Abdoul Mbaye qui est désormais leur candidat déclaré à la succession de Macky.

Macky, terrorisé a choisi de jouer la carte de la menace diplomatique en permettant l’installation d’une base américaine, mais cela a été contre-productif…
il  est allé donc au Medef plaider sa disponibilité à se rabibocher, mais le patronat français, dépité comme un amoureux éconduit, n’a pas répondu à ses clins d’œil.
Macky a certes lâché Karim pour s’offrir un ballon d’air, mais le cas Abdoul Mbaye reste au travers de son esprit, surtout que tout ce que Dakar compte de personnalités influentes qui soutenaient Khalifa Sall a reporté son soutien sur Abdoul Mbaye.
En plus, Abdoul Mbaye connait trop bien Macky et les combines de son régime ; n’oublions pas que c’est lui qui a levé le lièvre Bictogo. Et Dieu sait qu’il en connait des secrets qui donnent des sueurs froides à Macky.
Les injures n’y ont rien fait. Abdoul Mbaye est resté zen. Et son silence de mépris a rabattu leurs caquets à tous les injurieurs politiciens de Macky qui l’ont vite bouclé.
Après avoir vainement tenté de le déstabiliser avec une note surprenante de la Lettre du continent annonçant son futur retrait de la vie politique, Macky s’est rendu compte qu’il venait de commettre sa première erreur stratégique dans son combat à distance avec Abdoul Mbaye, qui mène désormais la danse.

Aujourd’hui le seul argument opposable à Abdoul Mbaye est son inexpérience politique. Mais la politique au Sénégal est une question d’affinités, mais surtout de timing. Dans ce jeu de dupes entre Macky et le Pds, et l’intervention d’Idy dans cet imbroglio qui donne désormais l’impression d’une dispute dans un ménage à trois  en crise, Abdoul Mbaye a une chance certaine à saisir, surtout qu’il ne manque pas de ressources, alors qu’on ne peut lui reprocher ni détournement ni enrichissement illicite présumé !

Tout le contraire de Macky, le bénéficiaire de largesses wadiennes entouré d’une clique d’énergumènes qui ne sont pas si « clairs » que ça, Amadou Ba, notre Iznogood national, qui se voit déjà en premier ministre remplaçant d’un Mohamed Dionne malade et sur le départ en attendant de piquer sa place à Macky, en premier.

On aura vainement d’ailleurs tenté d’entacher  la  réputation d’Abdoul Mbaye, en voulant lier son sort à celui du malheureux Hisséne Habré. Cette tentative a été tuée dans l’œuf, n’en déplaise aux falots qui en étaient à l’origine.

Si Macky n’y prend garde et continue d’encourager la violation des secrets d’Etat en espérant éliminer des adversaires potentiels qui pourraient l’écarter du scrutin présidentiel prochain dès le premier tour, il pourrait lui-même en être éclaboussé.

Il a donc intérêt à calmer Ousmane Seye et la bonne dame Nafissatou Diop, qui violent allégrement le principe de réserve lié à leurs fonctions respectives, à des fins politiciennes car ils croient lui faire plaisir.

Macky est bien ennuyé, le pauvre. Entouré d’une clique d’éclopés en politique, et de bras cassés sans envergure, le voilà obligé de faire face, tout seul, à des challengers redoutables, qui lui dament le pion sur bien des  plans.

Servi par une baraka exceptionnelle et par le fait que Tanor et Niasse se sont réciproquement privés du fauteuil présidentiel en 2012, Macky est à un tournant de sa carrière politique où la solitude est un facteur qui aggrave encore plus  le risque d’une chute qui n’est plus si hypothétique.

Surtout qu’il va perdre sans doute le seul homme en qui il a une confiance absolue, son futur ex PM.

Cissé Kane NDAO

Président de l’A.DE.R