Les boules puantes de Macky : la CREI et les prisonniers politiques…Partout où il sera, ces boules les suivront

C’est le premier ministre Mahammed Dionne et le ministre Thierno Alassane Sall qui disaient que les opposants ne critiquent pas Macky sur son programme. Pour le chef du gouvernement, le programme du chef de l’Etat est inattaquable, c’est pour cela que les opposants s’accrochent à la réduction du mandat présidentiel pour susciter la polémique.
Xibaaru prend au mot le premier ministre. Force est de reconnaitre que le débat ne concerne que les prisonniers politiques et la réduction du mandat.
La réduction du mandat ne sera une polémique que lorsque le fait sera accompli, c’est-à-dire que si Macky ne respecte pas sa parole de réduire le mandat. Donc pour l’instant, la réduction du mandat est un « faux » débat. Il sera un « vrai » débat si le mandat n’est pas réduit.
Mais le vrai débat aujourd’hui, c’est la liberté d’expression entachée par les emprisonnements d’opposants politiques et les incarcérations d’opposants politiques par la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI).
Et partout où Macky ira, ces deux questions lui seront toujours posées. Rappelons-nous le passage de Macky Sall sur itélé face à Audrey Pulvar. L’interview du président a tourné à un véritable interrogatoire sur la CREI et Karim Wade. Idem pour le ministre la Justice Sidiki Kaba qui a subi un revers sur France24.
Et partout où iront le président et les ministres de la République, les questions sur la CREI et les prisonniers politiques leur seront toujours posées.
On ne leur posera pas de question sur le taux de croissance qui évolue au Sénégal.
On ne leur posera pas de questions sur la CMU au Sénégal qui est prise en exemple par les pays voisins dont la Côte d’Ivoire.
On ne leur posera pas de question sur l’autosuffisance qui est en passe d’être une réussite au Sénégal.
On ne leur posera pas de question sur le règlement de la crise casamançaise qui est en passe d’être une réalité avec le rapprochement de Salif Sadio.
On ne leur posera pas de question sur les réussites diplomatiques du Sénégal à l’Onu et surtout de son président dans la crise au Burkina Faso.
Mais ils seront toujours confrontés aux deux boules puantes : la CREI et les prisonniers politiques…
Autant s’en débarrasser…
Penda Sow pour xibaaru.com

3 Comments

  1. Pour moi, cet article fait l´apologie, en termes cachés, du gouvernement du Mussolini-Noir Macky Sall. Si seuls deux points, « les prisonniers politiques et la réduction du mandat. » sont à attaquer, alors il n´est d´aucune utilité de perdre votre temps en parlant de la situation actuelle du Sénégal qui est beaucoup plus profonde que ce que vous écrivez. Il faut être sur le terrain pour se rendre compte du marasme du peuple sénégalais n´attend que 2017 pour sanctionner le gouvernement actuel; car ce peuple ne voit rien du « taux de croissance qui évolue au Sénégal », de « la CMU au Sénégal qui est prise en exemple », de « l’autosuffisance qui est en passe d’être une réussite ».

  2. L’affairisme d’Etat donna une nouvelle dimension aux détournements

    de deniers publics en installant, comme unité de

    compte, le milliard et non le million, connu jusqu’ici.

    Les responsables de l’Etat n’avaient aucune honte à étaler le

    produit de leur vol en montrant de très belles maisons, des cylindrés

    hauts de gamme, et un nombre impressionnant

    d’épouses.

    Les marques extérieures de richesse ne laissaient aucun pan

    de la société indifférente. Le vol et la prédation avaient pris le

    pas sur le service de l’Etat.

    La corruption était installée en norme et en système d’état.

    Le Président WADE ne pouvait vous donner des responsabilités

    s’il ne vous considérait pas comme sale et corrompu, présentant

    un ensemble de dossiers qui devait vous conduire directement

    en prison.

    Plus vous étiez marqués et partisans de la nouvelle société

    voulue et installée par le wadisme, plus vous étiez sûr et honoré

    de trouver une place au soleil. Il était de plus en plus difficile de

    trouver un homme ou une femme propre dans la société.

    Ce fut le temps du vagabondage sexuel dans tous les milieux

    de Dakar. Les hommes de WADE avaient plusieurs

    femmes, officielles et non officielles, des maîtresses de plus en

    plus jeunes. L’homosexualité eut droit d’existence dans la cité

    et toutes les dérives sexuelles s’installaient.

    Des ministres, hommes comme femmes, exhibaient leurs

    partenaires trois fois plus jeunes, comme des trophées de guerre,

    et sans honte, virent des imans véreux sceller des mariages condamnés,

    même l’inceste eut sa part dans les nouvelles moeurs.

  3. Le taux de croissance du Sénégal fait partie des plus faible taux en Afrique. En Afrique australe et dans la corne de l’Afrique on trouve des taux à 2 chiffre. En Ethiopie on a des taux à 2 chiffres. La Côte d’Ivoire est loin devant nous en termes de croissance. Tous les investisseurs se précipitent là bas depuis la fin de la guerre civile. Le Ghana aussi est loin devant nous. Seuls ces deux pays sont comparables au Sénégal au sein de la CEDEAO si on exclue le Nigéria qui est au dessus du lot. Le Bénin et le Togo sont pénalisés par leur petite taille. Le Mali, le Burkina et le Niger sont enclavés et n’ont pas accès à la mer. Donc cet article oublie l’essentiel. Quant à la CMU elle existe déjà en Côte d’Ivoire et ils ont les moyens pour le financer parce que la Côte d’Ivoire est plus développée que le Sénégal. L’autosuffisance alimentaire n’est pas atteint puisque notre agriculture dépendant de la pluie qui est rare au Sahel. La Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo, le Ghana, ont atteint l’autosuffisance depuis belle lurette. Il faut seulement dire que Maky a fait une erreur en engageant son mandat par une guerre contre le PDS. Il aurait pu être plus intelligent en pardonnant ses anciens camarades de parti et en utilisant leurs compétences et leur carnet d’adresse pour l’intérêt du pays. Mais il s’est laissé entrainer dans une guerre qui détruit le pays et qui terni l’image du Sénégal et de sa justice qui rappelle la justice sous Gbagbo

Les commentaires sont fermés.