Les 7 pommes qui ont semé la discorde entre Macky Sall et Madièye Mbodji

Le Conseil Général de Yoonu Askan Wi,  a livré les raison qui   lui  ont   poussé à   sortir de la   mouvance   présidentielle. Ces raisons sont au   nombre du 7.

Premièrement, quatre ans après le changement politique intervenu au Sénégal le 25 Mars 2012 et à quelques semaines du 5ème anniversaire de l’historique mouvement du 23 juin 2011,  le désormais ex-allié du président Sall a constaté que « Les attentes des acteurs des changements intervenus au sein de notre pays ont été déçus dans bon nombre de domaines, politique, institutionnel, économique, social, culturel et éthique ».

La seconde raison est à situer dans  « Les engagements publics à matérialiser les conclusions des Assises Nationales n’ont pas été respectés par le Président Macky SALL après son élection.

La 3ème raison, c’est le « Wax waxeet »…Tenir parole et respecter les engagements pris devant la Nation. Reconnaissant que « ces engagements sont relatifs à l’application du quinquennat à son propre mandat, et il est vrai aussi qu’à ce propos, c’est un « wax waxeet » (reniement), fût-il maquillé, qui a fini par prévaloir »,  Yoonu Askan Wi  soutient qu’ « en vérité, le non-respect de ces engagements va bien au-delà, puisqu’il s’inscrit dans la remise en cause voire l’enterrement des ruptures et du changement de cap attendu au profit de notre pays et de notre continent.

La 4ème raison qui a poussé Yoonu Askan Wi  à claquer la  porte est que :« Cette démarche déplorable interpelle l’ensemble des forces de progrès, constitutives de la majorité citoyenne, sociale et politique imprégnée de l’esprit du 23 juin 2011 et artisane de la victoire du 25 mars 2012, notamment les coalitions Bennoo Bokk Yaakaar et Bennoo Siggil Senegaal, qui n’ont pas agi à la mesure de leur rôle de sentinelle pour pousser le Président élu à honorer le pacte politique et éthique conclu ».

La 5ème raison est que les camarades de Madièye Mbodji ont  aussi estimé « Bennoo Bokk Yaakaar qui devait être le dernier rempart contre les dérapages, a plutôt fait preuve d’une grande passivité et a eu toutes les peines du monde pour se doter de formes partagées de structuration et de fonctionnement, aptes à promouvoir des activités durables, à partir de concertations régulières, inclusives, démocratiques et sérieuses,  et non pas seulement selon le bon vouloir du Palais. Puisque- a-t-on précisé dans  le texte   préliminaire « Ces dysfonctionnements étaient déjà perceptibles d’ailleurs dans le fait que BBY a plongé dans la bataille du second tour en 2012  sans se doter d’une unité politique dûment officialisée. Le projet de plate-forme du Rassemblement National pour le Changement « Bokk Yaakaar » avait pourtant systématisé, on ne peut mieux, les avancées les plus notables de la période, déclinées en quatorze points saillants, autour de six axes majeurs adossés aux Conclusions des Assises nationales ». Et admet-on  « Le refus de finaliser les discussions et de signer la Plateforme en question était probablement annonciateur des attitudes actuelles ».

La 6ème raison est que « Si Bennoo Bokk Yaakaar a pu agir de la sorte impunément, c’est bien parce que la principale composante organisée en son sein, Bennoo Siggil Senegal, a laissé faire, d’autant plus qu’elle-même a pris le parti de tourner le dos aux résultats des sept séminaires qu’elle a organisés, tourné le dos à son propre programme en douze points et cent vingt mesures, tourné le dos à son pacte d’engagement éthique et politique ainsi qu’au serment d’engagement politique et éthique de son candidat au 1er tour ».

La 7ème raison du départ de cet atelier de Macky Sall est que « Ces coalitions ont également dévoilé leurs limites en faisant trop souvent montre de complaisance face à des agissements prébendiers répréhensibles- que les auteurs soient en leur sein ou en dehors-, ce en contradiction avec les exigences de poursuite conséquente de la lutte pour l’instauration d’une République de rupture, démocratique, sociale, citoyenne et laïque, capable de concrétiser les objectifs fixés ». De ce point de vue aussi, ont conclus les camarades de Madièye Mbodji, les coalitions  ont fait faillite.