LeMonde.fr précise : « Il n’y a aucune intention du Monde de déstabiliser la politique sénégalaise »

Interrogé par Canalfrance.info, Yann Bouchez, l’auteur de l’article assure que Le Monde n’a aucune intention de déstabiliser la politique sénégalaise. Il précise cependant que Lamine Diack, dans ses déclarations aux enquêteurs, a bien dit que l’opposition sénégalaise avait été financée, notamment lors de l’élection présidentielle de 2012, par l’argent des Russes. Mais il n’a pas évoqué directement Macky Sall. « Ce sont des propos de Lamine Diack qui n’engagent que lui. Nous n’avons rien écrit de plus dans notre longue enquête.» a-t-il souligné.
«Une erreur insérée dans notre longue enquête»…mais par qui ?
Suite à l’article polémique publié le vendredi 20, Yann Bouchez et Stéphane Mandard, les deux auteurs ont ensuite présenté leurs excuses aux lecteurs et au gouvernement sénégalais.
Aujourd’hui, une enquête en interne est en cours. Yann Bouchez reconnaît qu’il y a eu des «passages ajoutés» dans son papier, pulsé ensuite sur internet. Il n’est donc pas responsable de ces écrits.
«L’article a été publié sur Le Monde, en version papier. Une erreur a été insérée dans le court papier résumant notre longue enquête, cosignée par Stéphane Mandard et moi-même.» confie Yann Bouchez
Cette bourde des fonds russes qui a impliqué «par erreur» Macky Sall a eu des répercussions sur la crédibilité du média Le Monde. L’on s’interroge désormais sur la fonction exacte de Serge Michel, rédacteur en chef du Monde Afrique. Le gouvernement sénégalais l’accuse d’avoir inséré cette erreur dans l’article des deux journalistes. Yann Bouchez a préféré ne pas répondre à cette question.
Aujourd’hui, l’ex-patron de l’athlétisme mondial, Lamine Diack, a été de nouveau mis en examen pour corruption, rapporte une source proche de l’enquête. Le Sénégalais est soupçonné d’avoir reçu de l’argent pour fermer les yeux sur des cas de dopage, notamment d’athlètes russes. Les juges le suspectent aussi d’avoir remis en espèces, en plusieurs fois, la somme de 140.000 euros à Gabriel Dollé, le médecin qui était en charge de la lutte antidopage à l’IAAF jusqu’à fin 2014. L’homme aujourd’hui âgé de 82 ans nie avoir remis ces fonds au médecin.
Ghislaine Goudiaby
Canalfrance.info

2 Comments

  1. L’armée de communication de Macky a cherché, avec la terreur en bandoulière, à trouver une formule pour tirer le nom de Macky Sall d’entre les opposants à Wade. L’argent du dopage étant indéniable, son partage entre les opposants de Wade étant incontestable, l’armée de Macky a voulu le laver en enfonçant les autres. Peine perdue. Les autres opposants à Wade se sont lavés intelligemment, l’armée de Macky Sall a choisi de terroriser ceux qui parlent des financements de Diack, ou ceux qui reprennent les textes du Monde. Les soupçons pèsent donc plus sur ceux qui terrorisent que sur ceux qui se lavent.
    Et en application des lois de la CREI, puisqu’il s’agit ici d’un enrichissement illicite par de l’argent de dopage ayant abouti à un pouvoir illicite, la présomption de culpabilité est de rigueur jusqu’à ce que l’accusé aille devant la CREI prouver qu’il est innocent (renversement de la preuve).
    Franchement, les sénégalais n’ont rien inventé contre Macky, nous lui appliquons sa propre loi.

  2. Si on lit bien l’article du monde, on se rend compte qu’en aucune façon, MACKY n’a été blanchi.
    Il est cœur du dispositif.
    La version originale avant l’aide diplomatique accordée est claire.
    La main de MACKY est dans le cambouis.

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