Le sort de Karim scellé par la chambre criminelle de la Cour suprême…C’est fini pour lui, Macky a miné le terrain

« Alea Jacta est »…
C’est fini pour Karim Wade…Les dés sont jetés ! Le candidat du PDS à mla prochaine élections présidentielles de 2017 est cuit. Son pourvoi en cassation à la chambre criminelle de la Cour suprême fait l’objet d’irrégularités qui dessinent déjà la fin malheureuse qui l’attend.
Après le secrétaire général adjoint du PDS, le député Oumar Sarr qui a dénoncé les manquements de la Cour Suprême, c’est au tour des avocats de Karim Wade de lister les violations de la chambre criminelle de la cour Suprême dont les magistrats ont été « bizarrement » changés.
Macky Sall serait passé par là pour éviter que le détenu le plus célèbre du Sénégal recouvre la liberté, ce qui signifierait la perte de son pouvoir.
Le communiqué des avocats de Karim Wade (ci-dessous) montre les décisions surprenantes de la Cour suprême…

Communiqué des avocats de Karim Wade
Les avocats du prisonnier politique Karim WADE, détenu arbitrairement par l’État du Sénégal depuis 27 mois, ont appris par la presse que la Cour Suprême a prévu d’examiner le 6 août 2015 les sept recours déposés contre l’arrêt rendu le 23 mars par la Cour de répression de l’enregistrement illicite (CREI) en violation flagrante des droits de la défense.
Cette décision surprenante intervient alors que :
1. Les délais impératifs fixés par la loi pour l’accomplissement des formalités, la présentation des moyens de défense des personnes condamnées et l’instruction des recours sont loin d’être épuisés. On peut, dans ces conditions, affirmer avec force que l’audience prévue viole la loi et est donc illégale.
2. L’État du Sénégal n’a pas encore répondu aux moyens exposés dans les recours, ni fait savoir qu’il renonçait à y répondre.
3. Toutes les parties n’ont pas fini de présenter leurs dossiers.
La fixation d’une date d’audience aussi proche, de nouveau en violation des droits de la défense, prouve que le véritable objectif est de priver Karim WADE de la possibilité de faire valoir les droits qui sont consacrés tant par les lois du Sénégal que par les conventions internationales que notre pays s’est engagé à appliquer. Ces droits doivent être encore plus respectés devant la Cour Suprême.
Cette nouvelle vague de violations inacceptables intervient alors que les avocats de Karim WADE ont demandé à l’État du Sénégal et au Premier Président de la Cour Suprême de se conformer à la décision du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire ordonnant au Sénégal de mettre fin sans délai à la détention arbitraire et de réparer intégralement le préjudice qu’il a subi.
Le collectif des avocats rappelle également que tous les magistrats de la Chambre criminelle de la Cour Suprême qui ont courageusement décidé, le 6 février 2014, d’appliquer le droit international à un recours formé contre des décisions de la CREI ont été brutalement changés d’affectation et remplacés par d’autres magistrats.
Le collectif des avocats de Karim WADE s’élève une nouvelle fois contre les scandaleuses violations des droits de la défense, indignes d’un pays qui était reconnu, il y a peu de temps encore, comme un modèle pour le respect de l’État de droit et des libertés individuelles.

1 Comment

  1. La stratégie des avocats de Karime est adaptée à un pays de droit organisé, avec une indépendance du pouvoir judiciaire et une classe médiatique professionnelle et non alimentaire ainsi qu’une population éduquée et réactive. Ceci n’est pas le cas du Sénégal. Le pouvoir exécutif impose sa volonté au pouvoir judiciaire qui se soumet volontier. Les magistrats sont plus préoccupés par leur propre carrière que par leur serment qu’ils avaient formulé à leur prise de fonction. Ils sont donc prêts pour condamner un innocent sans état d’âme si cela apport un petit plus pour leur carrière et leur confort personnel. Voilà la réalité sénégalaise. Donc quand on est dans une situation pareille il ne sert à rien de formuler des règles de droit, d’émettre des regrets ou de souligner des manquements au respect des droits de la défense. Tout cela n’est rien d’autre que des postures passives qui ne peuvent en aucun cas impressionner les pouvoir exécutifs et judiciaires. Ils savent que ce ne sont que des plaintes qui ne seront jamais suivies d’actions sur le terrain. C’est d’ailleurs ce qui explique le fait que Karime ait été condamné à une lourde peine et une amende absurdes et que ses codétenus soient libérés. Parce que ceux qui sont en face savent très bien qu’il ne se passera rien du tout. Les avocats de la défense vont se contenter d’émettre des regrets ou de se désoler uniquement ou encore de nous relire des règles de droit. Dans une situation comme celle-ci, la seule solution ce sont les élections. Mais à condition qu’elles ne soient pas truquées et que tout truquage entraine concrètement une réaction dans la rue et non des commentaires de regret. Le vrai problème du Sénégal c’est notre passivité. Elle date de loin. Cheikh Ahmed Bamba a subit les persécutions coloniales pendant des années et personne n’avait levé le petit doigt à part son fidèle ami Cheikh Ibra Fall. Donc le cas de Karime n’entrainera jamais des émeutes. Au Madagascar, lorsque les colons ont touché à leur reine, ce fut une guerre avec des milliers de morts.

Les commentaires sont fermés.