Le Sénégal, champion du monde en sanction

Au Sénégal, il est maintenant reconnu que quiconque ose attirer l’attention des médias pour dénoncer les impairs du régime s’expose tout bonnement à des sanctions. En tout cas, beaucoup de ceux qui ont essayé l’ont payé cher.

Le Colonel Abdoulaye Aziz Ndao, conseiller militaire à l’Ambassade du Sénégal au Portugal et ancien numéro deux de la gendarmerie nationale, avait été arrêté avant d’être contraint à la retraite pour avoir écrit un livre dans lequel il accusait son ancien patron, l’ex-Haut commandant de la gendarmerie nationale, le Général Abdoulaye Fall, d’avoir toujours agi en complicité avec le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) et d’avoir toujours perçu 200 millions mensuellement dans le dossier de la Casamance. Moins chanceux que  lui, le commissaire général, Cheikhna Cheikh Saad Bouh Keita, ancien directeur général de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Octris), qui avait dénoncé un trafic de drogue au sein de la Police, a été traduit au Conseil de sécurité avant d’être tout bonnement radié.

Récement, L’inspecteur des Impôts et Domaines, Ousmane Sonko, a subi le même sort pour avoir révélé que l’Assemblée nationale ne paie pas ses impôts. Le dernier à faire des révélations se trouve être le magistrat Ibrahima Hamidou Dème dont le sort est entre les mains du Conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature.

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1 COMMENT

  1. DONC ALLER CHANGER LES LOIS COURANTES QUE DE LES DIRE DE VIOLER LES LOIS .
    RESERVE EGALE FERME TA BOUCHE

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