Le PS descend El Hadj Diouf : « C’est un pauvre avocaillon…Un monument d’ignorance, d’impertinence et d’insolence »

La réplique à la sortie musclée Me El Hadji Diouf contre les socialistes n’a pas tardé. Le tonitruant avocat en a pris pour son grade. En effet, la Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (Jds) estime que si Me Diouf «veut faire plaisir à l’Apr et au Président Macky Sall, il peut trouver d’autres moyens plus honnêtes et plus justes en cherchant d’abord à donner à son parti une représentativité significative. Mais nous savons qu’un parti politique qui se réduit à quatre pelés un tondu ne peut pas porter une ambition sérieuse. Bâtir une légitimité politique à partir d’injures et d’insultes publiques que l’on profère contre ses concitoyens est une ambition bassement médiocre et infâme». Très en verve, Babacar Diop et ses amis des Jds décrient celui qui se fait appeler «l’avocat du peuple» comme un «pauvre avocaillon qui n’a jamais remporté de procès à part ceux qui se jouent et se déroulent sur les plateaux des télévisions. Me Elhadj Diouf est un monument d’ignorance, d’impertinence et d’insolence, champion de la politique politicienne et des attaques au-dessous de la ceinture, un pauvre politicard sans idées, sans programme, sans éthique qui a mangé à tous les râteliers, un danger ambulant qu’il faut mettre en asile pour préserver la paix sociale».
Selon les Jds, le Ps garde sa liberté de ton et compte l’exprimer chaque fois que de besoin. «Le Parti socialiste (Ps) se déterminera sur toutes les questions importantes sans ambages», précisent les membres de Jds dans leur communiqué. Et pour eux, il n’y a aucun doute le Ps aura un candidat à la prochaine présidentielle. À cet effet, Babacar Diop et Cie prévoient de mettre en place un «projet de gauche capable de mobiliser les forces populaires, un projet politique de gauche alternatif au libéralisme sauvage d’Abdoulaye Wade et de Macky Sall». Et pour que personne n’en doute, Jds précise que le Ps va se lancer à la reconquête du pouvoir. «Nous prendrons notre destin en mains ; nous assumerons nos responsabilités. Nous serons la voix du peuple », se targuent les jeunes socialistes.