Le PM Dionne décaisse un 3ème acompte de 130 millions pour…

Le Premier ministre confirme à JAMRA avoir décaissé un 3e acompte de 130 millions, pour AMA !

Après avoir été reçus par le Premier ministre, le 14 juin dernier à la Primature, les mandataires des grévistes de la faim de l’ex-AMA-Sénégal ont pris une part active à tous les travaux de la commission tripartite (Ama / Jamra / Etat), instituée par le PM, aux fins de procéder à l’évaluation financière et à la mise en œuvre de l’avenant, co-signé entre l’Etat et la défunte société de nettoiement, le 22 janvier 2007, officialisant leur séparation à l’amiable. L’Etat s’y engageait (article 4 du protocole) à payer l’intégralité des droits légaux des travailleurs, qui s’élèvent à 3 milliards 98 millions. Les négociations avaient achoppé sur la posture de l’intersyndicale des ex-travailleurs d’AMA-Sénégal, qui avait boudé le précédent acompte consenti par l’Etat, le jugeant «insignifiant», avec pour conséquence une interruption des discussions, trois mois durant.

Après avoir été à nouveau sollicité par les ex-agents de AMA, le médiateur de JAMRA, Mame Mactar Guèye, mandaté pour renouer les fils du dialogue entre AMA et l’Etat, a été reçu, le lundi 5 septembre dernier, par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui a consenti un 3e acompte de 130 millions de fcfa, favorisant ainsi la reprise des négociations, devant déboucher sur l’adoption d’un échéancier d’apurement total de la dette.

L’Agent judiciaire de l’Etat (AJE), Me Antoine Diome, a confirmé à JAMRA, ce vendredi 09 courant, que le chèque a déjà été déposé à la Trésorerie général, pour apposition de visa, avant d’être retourné à l’AJE, qui le remettra à son tour à l’avocat, Me  Massokhna Kane. Ce 3e acompte viendra ainsi s’ajouter aux 130 millions de francs, déjà disponibles dans le compte Carpa de l’avocat des ex-travailleurs d’AMA.

Les bureaux exécutifs de JAMRA et de MBAÑ GACCE expriment leurs gratitudes au Premier ministre, pour l’humanisme qui a prévalu dans la prise en charge du poignant dossier de ces ex-agents, victimes de la dissolution de leur outil de travail ; saluent la pertinence des instructions présidentielles, qui favorisent le règlement à l’amiable de certains dossiers sociaux, en lieu et place des longues, onéreuses et incertaines procédures judiciaires, dont pâtissent souvent les travailleurs. Et confondent dans leurs remerciements la promptitude de l’Agent Judiciaire de l’Etat, dans l’exécution des directives de la hiérarchie, et son exploitation judicieuse des procédures financières et administratives idoines, devant permettre aux intéressés de rentrer dans leurs fonds, dans des délais raisonnables.

Enfin JAMRA et MBAÑ GACCE, après avoir salué la prise en charge diligente des dossiers de Ama-Sénégal, du Fnpj, de l’Anej, de l’Ajeb et de l’Anama, exhortent les pouvoirs publiques, particulièrement le chef de l’Etat, à poursuivre, avec autant de célérité et d’humanisme, le traitement des autres dossiers de travailleurs déflatés ou compressés, victimes d’entreprises dissoutes, ou ayant périclité pour des raisons économiques ; à l’instar de la Sotrac, de la Sias, de Hamoimmobilier, de SénégalAirlines, de la SotibaSimpafric, de la Socosac, de Transplast ou de Transrail. Sans oublier les «Jambaars», anciens combattants de la guerre du Golfe, qui courent toujours derrière leurs indemnisations.

Dakar, le 09 Septembre 2016,

Les Bureaux exécutifs de

Jamra et de Mbañ Gacce