Le PDS veut se venger après…La victoire de Karim à Paris

En Comité directeur hier, le PDS se réjouit et apprécie à sa juste valeur la décision de la justice française qui a débouté l’État du Sénégal de sa demande de confiscation des biens de Karim Wade et d’Ibrahim Khalil dit Bibo BOURGI. « Cette décision vient après celles, nombreuses, déjà rendues par la Haute Cour de Justice de la CEDEAO, par Le Groupe de Travail des Nations Unies, sur la détention arbitraire ainsi que par la Doyenne des juges d’Instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris, déclarant recevable la plainte pour détention arbitraire déposée par notre frère Karim WADE. Ces décisions permettent de retenir que toutes les fois que les juges ne sont soumis à aucune autorité politique ou gouvernemental, ils exercent leur mission avec honneur et impartialité. Mais lorsqu’ils sont instrumentalisés par le pouvoir politique, comme c’est le cas dans les poursuites contre Karim WADE, ils sont couchés, et oubliant leur vertu et le droit, rendent service à leurs maîtres », renseigne le comité directeur du PDS présidé par Oumar Sarr. Par ailleurs, ledit comité exige la restitution des biens de Karim Wade. « Après la décision qui vient d’être rendue par la justice française, le Parti démocratique sénégalaise exige la restitution de tous les biens spoliés et volés à Karim WADE et à ses compagnons d’infortune. Le PDS exige notamment la restitution de la maison familiale du « Point E » appartenant à Me Abdoulaye WADE, saisie par Macky SALL et immatriculée au nom de l’État. » Ragaillardi par cette décision du tribunal français, le PDS va dans les prochains jours trainer certains dignitaires du régime devant les juridictions internationales. « Le Pds rappelle à leurs devoirs les magistrats Henri Grégoire DIOP (Président de la CREI), Abdourahmane DIOUF (Président de la Chambre Criminelle de la Cour Suprême) et Mamadou Badio CAMARA (Premier Président de la Cour Suprême), les ministres Aminata TOURE, Sidiki KABA, ainsi que le président Macky SALL, et exige qu’ils se tiennent à la disposition de toute juridiction internationale qui sera saisie pour qu’ils répondent de leurs actes en espérant qu’ils ne vont pas tenter lâchement de se réfugier derrière le paravent de l’immunité pour espérer échapper à leurs responsabilités. Ils doivent comprendre que personne n’est au-dessus de la Justice et que, tôt ou tard, ils paieront le prix de leur forfait », préviennent Oumar Sarr et Cie.