Le Mystère de la Photo dévoilée (part 2) : Que faisait ce Grand marabout et où se rendait-il ?

Grand Marabout de Saniakhor, Mame Mor Khary DIAGNE « KAANG » , communément appelé « Serigne Dianghar » fut un génie, il était doté d’un savoir religieux étendu. il fut respecté pour son savoir, sa sagesse mais craint à cause des ses possibilités mystiques ( Al-asrar) et stratégiques

Pour mémoire, « Dianghar Diagne », nom du village de Mame Mor Khary Diagne était l’un des DAARA (école coranique et grand foyer culturel) les plus réputés du Sénégal de l’époque, dans l’apprentissage et la Mémorisation du SAINT-CORAN. Il se situe à 04 kilomètres de l’actuelle ville de Pire Saniakhor, dans le département de Tivaouane. Il faisait partie intégrante du Royaume du Cayor.

Où se rendait ce grand marabout sur son cheval blanc ?

Mame Mor Khary Diagne, est le grand-père paternel de Serigne Abdoulaye Diagne  »Kaang’, Chef religieux et éminent Exégète Coranique qui vit près de Khombole, dans l’agglomération de « COISEMENT NGOUNDIANE ». Sur cette photo, le patriarche de Dianghar déférait à la Convocation que le Gouverneur Général de l’AOF d’alors, Monsieur Louis MOUTTET, avait envoyé aux 84 Marabouts les plus réputés du Sénégal.( 213 Le décret du 16 juin 1895 institue l’A.O.F qui est composée de huit ( territoires : Sénégal, Mauritanie, Mali, Burkina Faso (Haute-Volta), Niger, Bénin (Dahomey), Côte d’Ivoire et Guinée. Saint Louis était la capitale. Il fut question d’une réunion importante de tous les marabouts célèbres de l’A.O.F afin de mettre en ordre la législation dans le pays. Quatre-vingt et quatre (84) marabouts furent convoqués et Saint Louis devint le centre des préoccupations de tout l’A.O.F. Les marabouts de l’A.O.F se présentèrent aux convocations et des textes furent distribués avec des explications concernant l’application des lois républicaines dans l’A.O.F, et les principes de la laïcité qui impliquait le fait que la religion est une affaire individuelle qui ne peut en aucun cas interférer dans la législation et que toute mesure administrative avait force de loi, même si elle s’opposait à l’esprit et la lettre des lois islamiques. Des débats commencèrent à agacer le gouverneur général qui demanda de procéder à la signature des documents légaux et menaça les réfractaires d’une mort atroce en les jetant aux fauves du parc zoologique de Sor qui abritait de beaux spécimens de lions que l’on avait mis affamés pour la circonstance. Les Marabouts consternés devaient délibérer et chercher dans l’arsenal juridique du Fiqh et dans les recours légaux des autorisations canoniques de la « Taqi’a », « dissimulation en cas de force majeure », les arguments leur permettant de signer les documents en question sans renier leurs valeurs islamiques. Une liste dressée par les autorités coloniales montrait que le Cheikh Ahmadou Bamba portait le Numéro 4.Il demanda qu’on lui achète une plume qui n’avait jamais servi et il signa avec en lettre arabe sur toute la surface du document, Dis, il n’y a de Dieu, qu’Allah, sans commencement, sans fin et il n’a point de pareil » sourate El Ikhlass. Certains de Ces Marabouts signèrent sans réserve les documents et s’efforcèrent de calmer les foudres du gouverneur envers les marabouts tout en se félicitant d’être sortis de cette malheureuse affaire. Certains même blâmèrent « l’intransigeance inconsciente » d’Ahmadou Bamba.)

Cette convocation faisait suite à une Correspondance faite par le Directeur des Affaires Politiques, Monsieur MERLIN, au Gouverneur du Sénégal et Dépendances, sur la situation politique du pays et la forte pénétration de l’Islam au Sénégal.

On se souvient encore que le 4 mai 1908, Mame Mor Khary DIAGNE, dans ses pérégrinations religieuses, rendit une mémorable visite au Fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba MBACKE qui lui réserva un accueil inoubliable au village de THIAYENE, dans le terroir du Djoloff.

Mame Mor khary Diagne « KAANG », Serigne DIANGHAR, était auparavant un Marabout de la Confrérie khadriya. C’est le 04 Mai 1908 qu’il a fait acte allégeance (djébelou) auprès du Grand Marabout Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké Khadimou Rassoull en même temps que Son fils ainé Mamour Mboulé DIAGNE « KAANG », le Père de Mon Père,(Serigne Abdoulaye Diagne « KAANG » de Croisement-Ngoundiane, Km.20 après Thiès sur la route de Khombole.

Parmi ceux qui accompagnèrent Mame Mor Khary, il y avait son fils aîné, Mamour Mboulé DIAGNE « KAANG », âgé à l’époque de 34 ans seulement, et de qui naîtra, en 1924, Serigne Abdoulaye Diagne ,  » KAANG » vivant actuellement à Croisement-Ngoundiane, et les deux autres personnes conduisant les deux Chameaux chargés de Mil et de « Sankhal », constituant le viatique destiné au Marabout Ahmadou Bamba MBACKE, Khadimou Rassoul.

A cette époque, il est à retenir que les autorités coloniales assimilaient le fait de rendre visite à Cheikh Ahmadou Bamba à un Délit, passible de sanctions sévères du pouvoir colonial.
Extrait de la page Facebook de Serigne Moustapha Kaang Diagne

3 Comments

  1. Le 7 mai, Louis Mouttet, accompagné de son épouse et de quelques hauts fonctionnaires, s’établit à Saint-Pierre pour juger de la situation au plus près. Le soir même, il appuie de son autorité le communiqué rassurant que publie la commission scientifique qu’il a constituée une semaine plus tôt. Il s’agit pour lui aussi d’assurer dans le calme la tenue du second tour des élections générales prévu pour le 11 mai[7].

    Mais le 8 mai 1902, vers 8h00 du matin, dans une formidable explosion, le volcan projette sur Saint-Pierre une nuée ardente – coulée pyroclastique – faite de cendres, de pierres et de gaz enflammés qui recouvre la ville et toute la rade. Le choc et la chaleur sont tels que tous les habitants trouvent une mort immédiate[8] tandis que la cité devient en quelques minutes un impressionnant tas de ruines et de cadavres calcinés. Dans cet instant, 28 000 personnes trouvent la mort au pied de la montagne Pelée dans l’une des plus meurtrières éruptions volcaniques de l’Histoire.

    Selon certains témoins, le Gouverneur aurait péri avec son épouse, submergé par une trombe d’eau bouillante au moment où, dans un canot, il se dirigeait vers la montagne pour observer l’éruption de plus près. D’autres sources semblent indiquer qu’il est mort, dans la matinée du 8 mai 1902, comme la plupart des Pierrotins, dans le bâtiment où il était logé.

    Après la catastrophe, beaucoup de reproches sont faits au Gouverneur quant à sa gestion de la situation. Quelques témoins[9] et historiens critiquent son refus d’évacuer la ville afin de ne pas alarmer l’opinion, ni donner des arguments à l’opposition locale qui réclamait des mesures d’urgence.

Les commentaires sont fermés.