Le monde entier ému par une vidéo d’un homme frappant un travailleur immigré (Vidéo)

L’indignation relayée sur les réseaux sociaux a mobilisé la police qui a arrêté l’agresseur
La vidéo d’un Bahreïni giflant un travailleur immigré sous les applaudissements d’un de ses amis, a été largement condamnée ces derniers jours sur les réseaux sociaux.
La courte vidéo, sur laquelle on voit le travailleur asiatique se tenant le visage sous le choc après l’agression, a conduit de nombreux internautes à exprimer leur colère.

Le ministre des Affaires étrangères bahreïni Khalid al-Khalifa, a également utilisé les réseaux sociaux pour exprimer son indignation.
Sur son compte Twitter, il a déclaré : « Il a fait tout ce chemin depuis son pays, s’est éloigné de sa famille pour travailler dur afin de gagner de l’argent » (…) « Et puis, une personne méprisable arrive et le gifle. Que Dieu punisse son agresseur ».
Cette indignation a semble-t-il eu un effet, puisque quatre hommes ont été arrêtés par la police de Bahreïn dans le cadre d’une enquête.
« Le Directeur général de la Police du Gouvernorat du Sud a annoncé samedi, qu’après qu’une vidéo d’un travailleur asiatique agressé à Riffa a circulé sur les réseaux sociaux, la police du district a arrêté quatre suspects », a fait savoir un communiqué publié sur le site du ministère de l’Intérieur.
« La police a ouvert une enquête. Elle a retrouvé la victime qui a fait une déposition. Les assaillant ont été identifiés et arrêtés. Des mesures légales sont prises pour renvoyer l’affaire devant le ministère public », précise communiqué.
On estime que plus de la moitié de la population de Bahreïn (1,4 millions d’habitants) sont des travailleurs immigrés, dont beaucoup sont originaires d’Asie du Sud.
Alors que les États-Unis ont récemment retiré le Bahreïn de sa liste des pays soupçonnés de se livrer à du trafic d’êtres humains, et loué le gouvernement pour ses efforts visant à prévenir le phénomène, un rapport de Human Rights Watch publié en 2012 a fait observer que des centaines de milliers de migrants y étaient encore exploités par leurs employeurs.

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