Le ministre de l’Intérieur doit agir vite…Des intégristes attaquent à Médina-Mary

L’Association internationale pour Médina-Mary (AIMM) déplore l’agression, ce mercredi 14 septembre 2016, de membres d’une famille de la confrérie des Tidjane, par des intégristes musulmans dont le cerveau serait établi en France, dans le village de Sinthiang-Saby, plus connu sous le nom de Sandaga, situé à 9 km à l’ouest de la ville de Vélingara.

Trois membres des Tidjane ont été blessés pendant l’agression à l’arme blanche : coupe- coupe, antivol de bicyclettes, jets de pierres, entre autres. L’un des fidèles Tidiane a été gravement blessé à la nuque par coupe- coupe. Les autorités n’ont procédés à aucune arrestation, malgré la gravité des faits.

Les Tidiane ont été surpris par leurs agresseurs lors de l’aménagement de leur lieu de prière, à la place publique du village. Les intégristes s’opposent à toute construction de mosquée Tidiane dans le village, exigeant que leurs mosquée, construite à l’intérieur de leur maison soit le seul lieu de culte du village. Or, cette mosquée qui  aurait été construite sur financement d’un partenaire islamiste, vivant en Gambie se situe dans une demeure, donc un endroit privé.

Lundi 16 mai dernier, ces mêmes fondamentalistes avaient violemment dispersé, au nez et à la barbe des gendarmes, un rassemblement islamique, que présidait l’Imam Rabbi ou imam de la grande mosquée de  Vélingara, le chef lieu de département, qui, à la tête d’une délégation mandaté par l’administration territoriale,  était venu poser la première pierre de la mosquée.

Quelques jours auparavant, ils avaient juré qu’il n’y aurait jamais de mosquée à la place publique du village, défiant en même temps l’Etat, d’envoyer dans le village une autorité.

L’AIMM  s’inquiète de ces violences à répétition des islamistes, et du manque de réaction appropriée de l’Etat pour les neutraliser.

Elle exhorte le ministère de l’Intérieur, en charge es cultes, garant de l’ordre et de la sécurité publics, à tout mettre en œuvre pour faire face aux menaces intégristes le long de la frontière avec la Gambie. Car, si rien fait contre les auteurs des attaques répétées des intégristes de Sinthiang Saby, d’autres cas de même nature pourraient avoir lieu dans la zone.