Le Dialogue de la dernière chance…Macky gère et ça passe…Sinon c’est foutu

Je disais que nous prenions de plus en plus des allures de république bananière. Madiambal Diagne à bien raison de dire que pour deux pauvres chiens renifleurs, la République n’avait aucune raison d’être mobilisée et la chose largement diffusée comme s’il s’agissait d’un événement

C’est que quand l’on n’a aucun sujet à débattre, on se contente de chiens écrasés et en la matière, à force de voyager comme un forcené des airs, il est impossible aux journalistes laudateurs panégyristes  de service de toujours renouveler la performance d’exprimer avec emphase et pertinence « l’enthousiasme » et le « caractère historique et hautement important »  des visites, sommets et autres rencontres internationales que Macky parcourt comme un pic assiette court les cocktails et autres pauses café!

Et que dire des injurieurs publics de l’APR qui crient caquètent sifflent injurient  et crient haro sur toute personnalité suffisamment lucide pour voir que nous allons droit vers le mur ?

Ne brulons pas aujourd’hui ce que nous avons adoré hier, ce n’est pas bien. Apprenons à répondre aux faits par les faits et à installer un débat civilisé entre responsables.

Je conçois que cela leur soit difficile, aux gens de ce parti. Quand en effet on a raté son éducation et qu’on ne s’est pas rattrapé par son instruction, on ne peut que recourir à l’argument de la force ou de l’injure facile. Malheureusement ceux qui se piquent aujourd’hui d’être les lumières qui vont conduire notre pays vers l’émergence n’en ont ni l’intelligence, ni les compétences, ni l’éducation, ni la mesure, ni la probité morale.

Le Sénégal va vers de grands défis à relever absolument, dans un contexte des plus concurrentiels où nous ne pouvons plus nous permettre d’être en retard, surtout que dès janvier 2017, nous devrons appliquer la directive 06 de l’UEMOA, avec l’adoption de nouveaux instruments de gestion publique qui opéreront de grands changements structurels pour notre pays. J’ai comme l’impression que Macky ne les appréhende pas suffisamment, en privilégiant le temps de la polémique sur celle de l’échange, et de l’action.

Il est encore une fois temps que les fondements de l’émergence de notre pays soient posés : aucun pays au monde ne s’est développé à force de parler, certes, mais un dialogue national sur les questions fondamentales de l’heure s’impose, et que ce dialogue dépasse les débats de personnes, pour aboutir à des consensus forts sur tous les plans : la reddition des comptes, l’audit des finances publiques, la question de l’éducation, le pilotage et la mise en œuvre de l’acte trois de la décentralisation, la réforme du système de santé et j’en passe.

Alors seulement, nous pourrons dépasser les clivages politiques, et répondre à l’invitation de Macky de contribuer avec lui, à ses côtés, à relever ensemble le défi de l’impulsion du développement économique et social de ce pays, qui nous appartient à tous.

Cissé Kane NDAO

Président de l’AD.E.R