Le dernier plan de Tanor pour éliminer définitivement Khalifa Sall…

J’ai vraiment pitié de Tanor. Entouré de la horde d’hyènes du Parti socialiste dont la gloutonnerie n’a d’égale que leur lâcheté, tellement cupides qu’ils vendraient leur progéniture pour un os de pouvoir à ronger, Tanor a toujours essayé, lui le villageois, de maintenir le juste équilibre entre Dakar le bastion du PS et ses velléités de contrôle du parti, et les caciques de l’intérieur du pays, qui assurent la mobilisation et la vie du parti au plan local.

Cette discrimination positive a dégénéré du fait de l’embourgeoisement d’un Tanor toujours plus avide de pouvoir, et de prestige, et des énergumènes comme Cheikh Seck l’ont pris de vitesse avec la complicité sonore d’un Wilane aux côtés d’un Moussa Bocar Thiam prêt à tout, et sous l’instigation d’un Serigne Mbaye Thaim qui ne compte que sur sa position à l’échelon national pour exister, lui qui est un nain politique dans son village de Keur Madiabel!
Tanor est chaque jour plus conscient que ce combat entre la ville et le village prend des proportions qui le fragilisent à l’intérieur du pays et le décrédibilisent hors de nos frontières, surtout que son allié du moment, Macky  le torve et retors trotskiste dans l’âme ne donne aucun signe de nature à conforter Tanor à aller au clash dans le PS avec les forces émergentes qui préparent sa succession. Il va sortir un décret pour le nommer, et nul ne sait encore comment il va répartir les strapontins pour les prochaines échéances.

Conscient aussi que Khalifa Sall est prêt à aller seul aux prochaines législatives et que son échec aux cotés de Macky le plongera à jamais dans les oubliettes de l’Histoire où il entrera alors à reculons, Tanor s’autorise enfin une pause de réflexions, pour écouter le flot de réprobations de son allégeance à Macky, afin d’en extirper quelques arguments censés, de nature à infléchir la volonté hégémonique de Macky, et sauvegarder son leadership sérieusement chahuté dans le PS!
Tanor se pose désormais la question de savoir si le jeu de faiseur de rois au prix de sa disgrâce très prochaine devant l’Histoire et devant la Nation sénégalaise en vaut la peine.
Une question plus philosophique que politique, au crépuscule de sa carrière politique, et de sa vie, tout court!

Cissé Kane NDAO

Président de l’A.DE.R