L’avis du groupe de travail encore bafoué par le Sénégal…Karim Wade ne sera pas libéré

L’avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire qui a refait surface. Au sein de l’Etat, il y en a qui s’offusquent de ce qu’ils qualifient de « vaste campagne de désinformation orchestrée par Wade ». Selon eux, « il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Ce n’est pas un nouvel avis qui a été donné par ce groupe de travail. Après l’avis qu’il avait donné, il avait rencontré les avocats de l’Etat du Sénégal et ceux de Karim, il devait donc faire la synthèse de tout cela et c’est ce qui a été fait avec la décision de maintenir ce qu’il avait auparavant dit ». Parce qu’il n’y pas d’éléments nouveaux à cause de la forclusion du Sénégal qui a déposé ses conclusions le samedi jour non ouvré, lendemain du deadline qui avait été fixé le vendredi.
Nos sources pensant que si le premier jour ouvrable suivant, c’est-à-dire le lundi, le groupe avait examiné les arguments du Sénégal, on ne parlerait alors pas de prétendue détention arbitraire. Pis, soutiennent nos interlocuteurs au sein de l’Etat, « ces arguments du groupe de travail sont caducs parce que Karim a été jugé par une juridiction régulière et condamné, ses avocats ont fait des recours qui ont été rejetés et son jugement confirmé. Pourquoi alors revenir sur une affaire de détention supposée arbitraire ? » Selon ces officiels sénégalais, le camp de Karim comme le groupe de travail « veulent entretenir la confusion parce qu’on a dépassé le stade de la détention préventive et même celle du jugement et des recours. Il faut respecter l’autorité de la chose jugée ».
C’est pourquoi ces officiels pensent que « le groupe de travail est totalement en déphasage avec la réalité ». Pis, ajoutent nos capteurs, « l’avis d’un groupe de travail ne peut pas prévaloir sur les juridictions du Sénégal ». Enfonçant le clou, ces officiels sénégalais pensent que cet avis du groupe de travail sur la détention préventive est disqualifié, parce qu’étant sans objet, le dossier est clos, la chose étant définitivement jugée ». Par ailleurs, nos interlocuteurs persistent qu’il y a conflit d’intérêts et des suspicions légitimes au sein de ce groupe de travail. Selon eux, « des contacts ont été établis entre la famille béninoise de Pierre Agboba, (coaccusé de Karim relaxé) et le Béninois Roland Adjovi membre de ce groupe de travail ».

4 Comments

  1. MAINTENANT IL EST MANIFESTE QUE MACKY ET SES ACOLYTES VEULENT SE BARICADER DERRIERE UN ETAT DE NON-DROIT.S ILS CONTINUENT A S ENTETER ILS LE PAYERONT SOUS PEU DE TEMPS DES LE LENDEMAIN DE LEUR CHUTE.

  2. Bien dit Mademba, ces gens ont la mémoire courte et ne voient plus loin que le bout de leur nez. S’ils s’entêten la ils donnent l’occasion à la CPI de pouvoir ester Macky devanter celle ci pour violation des droits de Karim comme Gbagbo et Habré. Et cela pour bientôt avec la présidentielle de 2017.

  3. Premier jet de contorsions du pouvoir des légionnaires. La meute sera lancée Lundi.

  4. Mame Baba Cissé, Ambassadeur Du Sénégal Aux Nations Unies: « Il Y A Eu Beaucoup De Mauvaises Informations Sur Le Dossier Karim Wade»
    Publié par Newsnet le 10 décembre 2015 · Sénégal · 240 vues · 0 commentaire
    Mame Baba Cissé
    A la 5eme Conférence des ambassadeurs et des Consuls généraux du Sénégal, à laquelle il a pris part, Mame Baba Cissé s’est prononcé sur l’affaire Karim Wade et l’avis du Groupe d’experts qu’avait brandi les avocats du fils de l’ancien président sénégalais, en faveur de leur client. Invité à revenir sur ce dossier, M. Cissé, par ailleurs, ambassadeur représentant permanent de la République du Sénégal auprès des Nations Unies à Genève, a d’emblée affirmé qu’«il y a eu beaucoup de mauvaises informations sur ce dossier-là. La première chose est qu’il n’y a jamais eu de session de l’Onu sur le dossier de M. Karim Wade.
    Ce qui s’est passé, c’est qu’il y a un groupe d’experts indépendants, qui s’est prononcé sur l’affaire. « Ce sont donc des personnes qui agissent de manière très indépendantes, ce n’est pas une instance des Nations Unies qui a été saisie par les avocats de M. Wade. Ce groupe d’experts s’est prononcé en émettant un avis. Un avis, c’est différent d’une décision, c’est différent d’une résolution. Alors, maintenant, après l’émission de cet avis, par ce groupe d’experts qui, malheureusement, n’a pas écouté le gouvernement du Sénégal. Parce que, dans toute affaire contentieuse, si on écoute l’une des parties, il faut écouter l’autre partie. Nous regrettons profondément. Le groupe d’experts n’a pas écouté la version du Sénégal», souligne-t-il.

    Ce qui s’est donc passé, a ajouté le diplomate est que, selon lui, «après l’émission de cet avis, les avocats de l’Etat sont allés rencontrer ce groupe et le leur ont expliqué. Et nous nous sommes rendus compte au cours de cette échange-là que le groupe a été induit en erreur. Beaucoup d’informations erronées leur ont été données. Et présentement, cet avis qui avait été émis par le groupe d’experts est en train d’être révisé. Et nous avons bon espoir que très bientôt la lumière sera faite sur cette affaire-là. C’est le premier élément concernant la désinformation autour de ce dossier».
    Sur le fond du dossier, indique-t-il, le groupe d’experts n’a jamais dit que la détention et la condamnation de M. Karim Wade, étaient illégales. Et qu’il fallait le libérer. « L’avis dit simplement que la détention préventive de M. Wade a été trop longue. Et que donc, le gouvernement devait procéder à des réparations par rapport à ces détentions préventives qui étaient plus longues que d’habitude que dans d’autres dossiers», renseigne Mame Baba Cissé.

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