L’APR relance la guerre Wade-Macky : un combat mortel pour le pape du Sopi

Il n’y a pas si longtemps, Macky Sall libérait, Toussaint Manga de l’UJTL (Union des jeunesses travaillistes libérales, Victor Sadio Diouf du MEL (mouvement des élèves et étudiants libéraux), et Ahmadou Bamba Bâ, le fils d’Assane Bâ, ancien chef de cabinet de Farba Senghor. Et bien avant, il avait libéré, Aminata Nguirane, présidente de « Horizon 2017 ak Karim » et Bathie Séras, un lutteur qui se réclame du PDS.
A la suite, il a aussi libéré le secrétaire général adjoint du PDS, Omar Sarr. Toutes ces libérations avaient un parfum de décrispation de la tension qui règne dans l’arène politique…Jusqu’à hier où l’APR a relancé la guerre fratricide entre Macky et Wade.
Communique de guerre de l’APR
« Le Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République (Apr), présidée par Macky Sall, a exprimé sa vive préoccupation relativement au débat consécutif aux déclarations d’un avocat et portant sur la double nationalité de l’ancien Président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade. Une telle question, réglée avec précision et rigueur par les dispositions de la Constitution du Sénégal, mérite aujourd’hui d’être tirée au clair, afin que tous les Sénégalais soient édifiés…Nous demandons la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire afin de faire la lumière sur cette affaire ».
L’APR demande la miser sur pied d’une enquête parlementaire pour tirer au clair la nationalité française d’un président qui a géré le Sénégal pendant 12 ans…
C’est une grenade dégoupillée lancée dans maison de Wade et qui va exploser sous peu. Et s’il est démontré que Wade avait la double nationalité pendant tout le temps de son magistère, qui faudrait-il accuser et blâmer ? Wade dirait l’APR… Mais les apéristes semblent oublier le Conseil Constitutionnel qui a accepté la candidature de Wade.
Mais la guerre semble encore lancée entre Wade et Macky par ce communiqué de l’APR qui ne laisse aucune solution à Wade si ce n’est la bataille jusqu’à la mort…
Avec son fils en prison, Wade ne se laissera pas distraire par une épée de Damoclès que l’APR veut mettre au-dessus de sa tête : c’est l’ultime bataille.
Mobel Sirah Ba pour xibaaru.com

3 Comments

  1. J’avais dit et je répète, que lorsque les généraux prennent les armes et montent au front, c’est un signe pour ceux qui savent comprendre, que l’armée n’est pas très loin de la défaite.
    Lorsque Mimi Touré a été obligée de monter au front du mensonge pour nous sortir un « Je suis ébahie d’apprendre que Karim Wade a une double nationalité », oubliant, exprès, que de 2014 à ce jour les avocats qu’elle a choisi et qu’elle paie en ont fait un thème de campagne, c’était un signe.
    Que le président Macky Sall, soit obligé de monter au front du mensonge, même en cachant derrière l’étiquette de chef de l’APR, pour demander une commission d’enquête, pour une enquête encadrée sur la seule personne de Wade, est encore une autre signe.
    Les mensonges des fantassins sur le front du mensonge, malgré le nombre de groupe de presse mis sous la coupe du président, ne suffisent plus pour éteindre la bombe Diack de l’argent du dopage, le double avis du Groupe de Travail, obligeant ainsi les généraux à faire tomber le masque pour prendre en charge le mensonge.

  2. Ce que Wade pense de la nationalité des Présidents du Sénégal

    Abdoulaye Wade, ancien president de la republique du Senegal

    En répondant à Moustapha Diakhaté, Farba Senghor s’est en réalité appuyé sur un document d’Abdoulaye dont seneweb détient une copie. Wade y traite de la nationalité des présidents du Sénégal. Nous vous livrons in extenso le texte de l’ancien Président de la République.

    « Rappelons que sous la colonisation, tous les africains étaient des sujets français, donc des sans droits.

    Exceptionnellement étaient français les natifs de Saint-Louis, Dakar, Rufisque et Gorée. En cette qualité, ils étaient tenus d’effectuer le service militaire dans les mêmes conditions que les français d’origine. On les appelait les “originaires”, ce qui signifie nés des quatre communes du Sénégal. Ailleurs, étaient aussi français les ressortissant des cinq comptoirs de l’Inde.

    Senghor : Né sujet français à Joal, Sénégal, mais a été naturalisés, c’est-à-dire acquis la nationalité française par la suite. Français, il a fait le service militaire obligatoire, a été mobilisé pendant la guerre 39-45 et fait prisonnier par les allemands. Par la suite, il a été député au palais Bourbon où il a accompagné Lamine Guèye (Premier collège des citoyens). Par la suite, il y a eu des députés du 2e collège des sujets. Il n’a jamais perdu la nationalité française, même lorsqu’il était Président du Sénégal et même après.

    Jusqu’à la fin de sa vie, il a bénéficié de sa pension de fonctionnaire français (professeur) et celle d’ancien député au palais Bourbon.

    Abdou Diouf : Né à Louga, il était sujet français, mais a acquis par la suite la nationalité française. A notre connaissance, il ne l’a jamais perdue et je gage qu’il l’a conservée pendant qu’il assumait les fonctions de Président de la République et après.

    Abdoulaye Wade : Né officiellement à Saint-Louis. Il a été français de naissance par la loi, comme tous les natifs des quatre communes, Saint Louis, Rufisque, Dakar et Gorée, comme ceux des cinq comptoirs de l’Inde.

    En conséquence, a fait le service militaire dans l’armée française en qualité d’originaire (7e RTS, Dakar, Camp Marchand Rufisque, Saint Louis, de nouveau Dakar). Avec la proclamation de l’indépendance, tous les sénégalais qui se trouvaient au Sénégal ou dans un pays où s’exerce la souveraineté française deviennent ipso facto sénégalais, perdant par là même la nationalité française.

    Abdoulaye Wade, le 4 avril 1960, se trouvait à Paris pour les besoins de l’agrégation à laquelle il se présentait pour la première fois en qualité de français. Il franchit la barre de la sous-admissibilité, mais fut recalé à l’admissibilité.

    Nommé Chargé d’enseignement plusieurs années à la Faculté de droit et des sciences économiques de l’Université de Dakar, il fut par la suite nommé Chargé de cours et c’est en cette qualité qu’il bénéficia d’une bourse de la Fondation Ford pour mener des recherches en économétrie à Boston University, BU, MIT et Harvard. Admis dans le plus haut cercle des grands économistes américains, Kindelberger, Samuelson et Modigliani (MIT) et Robert Hirshman (Harvard), il écrivit le manuel qui sera publié plus tard par Econométrica sous le titre de “’Les outils mathématiques de l’analyse économique moderne ‘considéré par son éditeur comme le meilleur en France dans son genre’.

    Recruté comme assistant à la Faculté des droits et des sciences économiques de Assas-Panthéon, il fut, deux ans durant assistant de Lecaillon et son maître Jean Marchal (micro-macro) et le Professeur Piètre (monnaie). Il renonça à la nationalité française et se présenta à l’agrégation à titre étranger : 23 français admis, 2 admis à titre étranger”’ : Diarassouba et Wade.

    Wade n’était donc pas classé avec les français. Il est sorti N° 2 de sa catégorie.

    Affecté à l’Université de Dakar, il accepte un “poste sénégalisé” avec un salaire mensuel de 190.000 francs CFA là où son collègue français Desneuf, agrégé du même concours sur la liste française et affecté à Dakar, percevait 700.000 francs CFA. Malgré les avantages de la nationalité française, sécurité sociale, vacances en France et autres, Wade est resté sénégalais et ne s’en est jamais départi.

    Macky Sall a été français, mais aurait acquis par la suite la nationalité américaine et acheté une propriété à Houston et nous n’avons aucune preuve qu’il ait renoncé à cette nationalité au moment où il se présentait à l’élection résidentielle en 2012. Il a produit uniquement son certificat de nationalité sénégalaise. Macky Sall n’est pas capable de prouver une nationalité exclusivement sénégalaise.

    D’autres sénégalais fort nombreux dans le Gouvernement et ailleurs sont restés français. En tête Makhtar Mbow et sa femme. Certains sont sénégalais au Sénégal, mais lorsqu’ils débarquent à Paris, en France, pour sortir de l’aéroport, ils font la queue dans la ligne “nationaux” et présentent une carte nationale d’identité française ou un passeport français.

    Conclusion : il faut arrêter la comédie. L’histoire du Sénégal est trop complexe pour être simplifiée en quelques mots et le restera tant que ses enfants d’avant l’indépendance seront encore vivants ».

    Abdoulaye Wade

  3. Ce debat sur la double nationalitee demontre que le pouvoir actuel a atteint ses limites,
    pour empecher un candidat de se presenter aux elections Presidentielles.
    A travers ce debat de la double nationalitee, on Decouvre le sujet Tabou, du Racisme, dans les commentaires,
    de certains Senegalais. Je suis du meme avis que son Excellence Wade dans ce debat, l’histoire du Senegal avec la France,
    est dense et complexe, mais reelle.
    Ce debat est tres nuisible pour la Diaspora et derangente pour l’Histoire de l’Afrique Francophone.
    Ce debat demontre aussi que certains Senegalais sont en realite, peu eduquer, informer, sur l’Histoire de leur PAYS.
    Mais ce debat est bien d’actualite, et pas seulement au Senegal, faisons attention, a la contribution que nous faisons
    dans l’Histoire du Monde.
    Senegalaises et Senegalais, Respectez vous, aimez vous, aimez le Senegal.
    Noblesse Oblige!

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