La stratégie de Macky pour organiser l’élection présidentielle en 2017…Devant une opposition en lambeaux

Mandat présidentiel : Quand le bilan de Macky détermine la durée

Pourquoi autant de spéculation autour du mandat présidentiel ? Mais à quoi profite les 7 ans ou la réduction ? Le détenteur de la clé de sortie est plongé depuis un certains dans un silence sur la question. Il laisse le soin aux spéculateurs pour alimenter la polémique. Ce que tous semblent oublier, c’est que Macky avait pris en son temps un engagement politique qui n’est pas constitutionnel. Par conséquent, le respect ou non de cette parole dépend de ses acquis politiques. Hors, le locataire du palais est visiblement gagné et affaibli par le doute. Une chose est sûre, Macky veut, à tout prix, avoir un 2ème mandat pour ne pas être le 1er Président sénégalais à en avoir fait un seul. Par conséquent, l’organisation de l’élection présidentielle dans deux ou quatre ans va forcément dépendre de son bilan. Même si Macky ne le dit pas, tout le monde sait qu’il vit sous une pression terrible à cause de son engagement renouvelé à plusieurs reprises à l’intérieur du pays comme à l’étranger. La pression vient de l’opposition mais aussi et surtout du parti présidentiel où les apprentis politiciens tombent fort honteusement dans le débat imposé par l’opposition qui y trouve son compte. L’opposition ne souhaite pas que la présidentielle se déroule en 2017 car non seulement elle ne sera pas matériellement et mentalement prête mais elle veut surtout que Macky fasse comme Wade, le » wakh wakhète » (se dédire), une erreur qui va l’achever en 2019. Il y a un autre aspect qui entre en jeu et qui préoccupe le parti du Président Sall, c’est l’attitude de ses alliés qui soufflent le chaud et le froid. Macky et son parti ne sont pas sûrs du comportement que leurs alliés vont adopter selon que l’élection se déroule en 2017 ou en 2019. L’APR lance de temps en temps des ballons de sonde pour vérifier la loyauté ou non des alliés notamment le parti socialiste. Et le parti de Tanor a failli tomber dans le piège ces derniers mois. Heureusement pour eux, le PS est un parti expérimenté et a su se remettre dans la course pour jeu final. Tout le contraire de L’AFP de Niasse qui fait tout sauf de la politique. Niasse prend la politique pour une religion et a fini de tuer sa formation qui passe pour une succursale de l’APR. Les jeux sont alors ouverts et Macky tire pour le moment son épingle du jeu car il aura réussi jusque-là à installer le doute dans la tête de ses potentiels adversaires dont les actions restent suspendues au respect ou non de l’engagement du patron de L’APR. Macky fait tout pour trouver quelque chose à proposer aux sénégalais dans deux ans et organiser l’élection en 2017 car il est convaincu que d’ici cette date, l’opposition n’aura pas assez d’argument politiques pour le déstabiliser.
L.Badiane pour xibaaru.com