La presse du Palais en ébullition : Casser, salir et détruire l’opposition : les cas Karim et Idy et leurs appartements parisiens

Le Sénégal ne mérite pas ce qui lui arrive. Une presse qui devrait jouer le rôle d’informateur se transforme en délateur. Voici ce qui se passe quand on est opposant au Sénégal et comment la presse devient le mercenaire du Palais.
Depuis quelques jours on assiste à des révélations sur Idrissa Seck et son appartement parisien du Boulevard Raspail dans le 7ème arrondissement.
Mais ces révélations n’étonnent guère car elles nous rappellent le lynchage médiatique de cette même presse sur Karim Wade.
Karim Wade…
C’était un abattage médiatique lorsque la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) diffusait discrètement dans la presse, les biens immobiliers appartenant à Karim Wade. Le Sénégalais avait été informé d’une manière barbare : Comme si Karim avait volé tout le budget du Sénégal pour s’offrir des biens immobiliers au Sénégal et à Paris. La presse lâchait : Karim possède :
• 2 Maisons au Point E : 524 325 000 CFA.
• 01 Immeuble à la rue 10 : 291 250 000 CFA.
• 01 Appartement à Paris dans le 16ème (Rue Faisanderie) 245 871 375 CFA.
Les Radios de Youkhou Ndour et le quotidien d’un secrétaire d’Etat faisaient de Karim le plus grand « délinquant » financier du Sénégal. Le but était de braquer le Sénégalais contre l’’homme Karim, ensuite le salir et enfin lui ôter toute ambition politique en le privant de ses droits civiques…Mais au finish, toutes ces accusations n’étaient que des artifices. La CREI n’a plus jamais évoqué le problème de l’appartement de Paris ni de la maison du Point E qui appartenait au Père de Karim. Quant à l’immeuble de la Rue, une bâtisse inachevée n’était que l’ombre d’un enrichissement fictif inventé pour faire tomber le futur opposant du Palais.
Idrissa Seck
C’est le même procédé que celui de Karim Wade. Depuis deux semaines, les presses du Palais ne le lâchent pas. Elles titrent :
• Les 74 milliards de Idy et Wade
• Idy et l’appartement du Raspail: Lumières sur une transaction de 1.5 millions d’euros
Incroyable mais vrai !
74 milliards qui sortent du néant pour salir l’opposant. Et un appartement parisien qui n’est pas nouveau. C’est du déjà-vu. Et demain que vont-elles débiter encore ces presses du Palais : les résidences de Idy à Compiègne.
Tout le monde sait que Idy possède des biens immobiliers en France, à Compiègne et à Paris. Et il n’est pas le seul Sénégalais à en posséder.
Et si la presse du Palais donnait les noms de ces ministres du gouvernement qui possèdent des appartements dans les 7ème et 8ème arrondissements de Paris, à Neuilly-sur-Seine, à Levallois : On peut citer trois ministres actuels du gouvernement, un ancien ministre des sports sous Wade et proche du Parti socialiste, un ancien directeur de Loteries au Sénégal et ami de Macky Sall, deux nouveaux directeurs généraux de sociétés dont l’un est très liquide…Et toutes ces infos ne sont pas des secrets.
Mais dans le cas Idrissa Seck, c’est comme s’il avait « volé » l’argent du Sénégal pour s’acheter ces biens immobiliers. Que cette presse du Palais dise à quel dessein elle fait cette prétendue révélation : dans le cas de la reddition des comptes ou d’enrichissement illicite ? Et qui serait la victime de ce détournement ? Le trésor sénégalais n’a rien enregistré. Le peuple n’a jamais réclamé un bien perdu. C’est comme dans le cas Karim Wade : Salir l’opposant Idrissa Seck avant de le déchoir de ses droits…On va vers l’invalidation de la candidature de Idy…
Penda Sow pour xibaaru.com

1 Comment

  1. Petro-Tim Sénégal S.A est dans la place. C’est la nouvelle société pétrolière fondée par notre confrère Aliou Sall, le frère présidentiel, qui réussit la prouesse de doubler la puissante société anglo-irlandaise Tullow Oil, implanté au Gabon et qui était au large de Dakar. Des démarches étaient d’ailleurs en cours pour l’installation de cette maxi firme au Sénégal.

    Depuis le 30 septembre dernier, la société pétrolière anglo-irlandaise Tullow Oil, dirigée par David Roux, a commencé des recherches au nord de Libreville. Ces recherches vont se développer sur les côtes du Cap Estérias, à une trentaine de kilomètres au nord de Libreville, grâce à une société pétrolière dénommée Kiarsseny Marin. Depuis 2009, Tullow Oil Gabon entreprend des campagnes sismiques au large des côtes de Libreville, allant du port d’Owendo au nord de Libreville, notamment dans la zone du Cap Estérias.

    Basée à Londres, Tullow Oil avait jusqu’en 2004 une position marginale au Gabon dans l’exploration du pétrole, date à laquelle elle avait racheté la société Energy Africa Gabon, qui elle en revanche avait une présence significative tant dans l’exploration que dans l’exploitation. Tullow Oil Gabon SA détient des participations dans 18 licences, dont 11 champs en production.

    Le Sénégal était également dans le viseur de Tullow Oil, mais le projet pourrait se heurter à la concurrence sérieuse du frère du président de la République, le journaliste Aliou Sall.

    Petro-Tim Sénégal S.A.U, qui vient de voir le jour, il y a quatre mois, a son siège social à Dakar sur la Vdn. Son objet social est l’exploration et la recherche pétrolière ; la prise de participation dans tous titres miniers et pétroliers, l’exploitation, la production, le stockage temporaire, le traitement, le transport, le raffinage, la distribution, le marketing et la commercialisation.

    Le capital social de la société est fixé à 20.000.000 FCFA à libérer en numéraires au moment de la constitution de la société. Avec son statut de Société anonyme unipersonnelle (S.A.U), Aliou Sall, frère du chef de l’Etat et ancien ministre-conseiller à l’Ambassade du Sénégal en Chine, étant le seul et unique actionnaire, les dispositions statutaires relatives à la constitution des réserves et à la répartition des bénéfices et du bon de liquidation, tout comme les conditions d’admission aux assemblées d’actionnaires et d’exercice du droit de vote, n’ont plus leur place dans les statuts de la société.

    Vous avez dit sévérité dans la gestion des contrats ?

    Dans un article publié dans le site leblogfinance.com, Elisabeth Studer, spécialiste du secteur, lançait cet avertissement, afin de faciliter la compréhension du marché de la prospection pétrolière.

    « Alors que nous indiquions ici-même après l’élection de Macky Sall à la présidence de la République que son arrivée au pouvoir pouvait être quelque peu liée à de très fortes odeurs de pétrole, les faits semblent nous donner raison aujourd’hui ». Le nouveau magazine «Gouvernances», paru lundi à Dakar et propriété du même Aliou Sall, indiquait pourtant que les autorités sénégalaises envisageaient des mesures de rigueur dans la gestion des permis attribués aux compagnies de recherches pétrolifères opérant dans les blocs du pays.

    Dans un entretien avec cette nouvelle revue sénégalaise d’analyses des politiques publiques, de l’économie et de la finance, Mamadou Faye, nouveau Directeur général de la Société des Pétroles du Sénégal (Petrosen) a ainsi indiqué que le nouveau gouvernement sera désormais « plus sévère » en « limitant les extensions ».

    Le directeur de Petrosen a, par ailleurs, précisé que si c’était nécessaire, les contrats et demandes de garanties bancaires déposées par les compagnies pourraient être stoppées. « Si au-delà du temps défini la société concernée ne réalise pas les travaux, nous allons récupérer nous-mêmes la garantie bancaire et faire les travaux ».

    «Se plaignant par ailleurs du fait que l’actuelle « gestion conciliante des contrats » ne permettait pas au Sénégal de rattraper son retard sur certains pays africains, alors même que beaucoup de compagnies opèrent dans les blocs sénégalais.

    En fait « la mise en évidence de petits gisements de pétrole et de gaz naturel produits depuis les années 1960 démontre l’existence d’un système pétrolier fonctionnel dans le bassin sédimentaire du Sénégal ». Mamadou Faye a par ailleurs souligné les découvertes de pétrole opérées dans l’offshore mauritanien, au Ghana et récemment en Sierra Leone, justifiaient – selon lui – les espoirs du Sénégal fondés sur « la similitude des pièges rencontrés dans ces bassins avec ceux identifiés dans l’offshore profond au Sénégal ».

    Pour rappel plusieurs travaux d’exploration avaient été menés aussi bien en offshore qu’en on-shore, entre les régions de Dakar et de Thiès.

    Ainsi en 2011 le Sénégal a enregistré, 26 manifestations d’intérêt et 11 demandes de permis émanant des compagnies pétrolières internationales. « Nous avons récemment annulé des permis de recherche d’or signés entre le 1er et le second tour de la Présidentielle par l’ancien régime. Nous avons pris ces décisions parce que certains actes étaient suspects » a révélé M. Faye.

    Discours un « tantinet simpliste et risible »… alors que le nouveau président, Macky Sall est très fortement lié à l’ancien régime de Wade et à l’odeur du pétrole, ne serait-ce qu’en tant qu’ancien ministre de l’Energie et des mines et ancien directeur de Petrosen.

    Le nouvel homme fort du pays, géologue de formation, est nécessairement lié au secteur pétrolier, son centre d’intérêt par excellence.

    Le site de Petrosen (Société des Pétroles du Sénégal), précise d’ailleurs qu’African Petroleum a signé avec l’Etat du Sénégal deux contrats portant sur les blocs de Rufisque Offshore profond et Sénégal Offshore Sud profond. En «fouillant» sur le site, nous apprenons également que Tullow Oil (Royaume-Uni), en partenariat avec Dana et Petrosen, a acquis 620 km² de données sismiques 3D, au large de Saint-Louis (ancienne capitale de l’AOF Afrique Occidentale Française), entre le mois de mars et mai 2008.

    Plus loin encore, nous apprenons, en analysant la carte du potentiel et des opportunités pétrolières au Sénégal, que sont déjà présentes sur les lieux : les sociétés Fortesa (basée à Houston USA) (permis de Thiès), Maurel et Prom, Energy Africa, Hunt Oil (USA), Edison, Al Tani et Kampac Oil, lesquelles détiennent des permis d’exploration.

    En juin 2010, l’ancien boss de Pétrosen Amadou Djibril Kanouté, avait déclaré en présentant le Plan stratégique 2008-2012, que les compagnies pétrolières présentes dans le bassin sédimentaire du Sénégal avaient globalement dépensé plus de 125 millions de dollars depuis 2000. Certaines compagnies comme Fortesa, Hunt Oil, Far, Edison ou Tullow Oïl ayant, à cette date, injecté chacun des montants variant entre 37 et 21 millions de dollars.

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