La nationalité de Karim Wade, Mor Ngom, Abdoulaye Daouda Diallo, Mansour Elimane Kane, Seydou Gueye…

Qu’il soit tous français, on s’en fout : Karim Wade, Mor Ngom, Abdoulaye Daouda Diallo, Mansour Elimane Kane, Seydou Gueye…
Mais que l’un d’eux décide de devenir président de la République, c’est là où le bât blesse.
Aucune disposition de la constitution ne prévoit des restrictions pour accéder aux hautes fonctions de la République à part celle de « Président de la République » ou le candidat doit être exclusivement de nationalité Sénégalaise.
Et parmi toutes ces personnes précitées, seule Karim Wade est officiellement candidat à la magistrature suprême du pays. D’où nécessairement le débat sur sa nationalité.
Le cas Karim
Il y avait des supputations. Le premier à en parler fut Abou Abel Thiam. Et à sa suite, Moustapha Cissé Lô puis Moustapha Diakhaté et enfin Me Yérim Thiam lors du procès des biens mal acquis. Toutes ces personnes ont évoqués la nationalité s de Karim Wade à dessein.
Mais la bourde est venue des avocats de Karim. Mes Clédor Ciré Ly et Seydou Diagne ont été les premiers à affirmer de manière officielle que Karim Wade était de nationalité française. Et en le disant, ils oubliaient que Karim était aussi officiellement candidat à la présidentielle. Une erreur monumentale qui a déclenché la polémique sur la nationalité au Sénégal…Ou la « Sénégalité »…Et les apéristes ont raison de s’engouffrer dans cette brèche ouverte par le camp adverse.
Les cas Mor Ngom, Abdoulaye Daouda Diallo, Mansour Elimane Kane, Seydou Gueye…
Ils peuvent être Français, Ethiopiens, Burkinabé, Chinois, Ivoiriens, Coréens, Maliens, Guinéens, toutes les nationalités du monde sauf « apatride », mais rien ne les empêche d’être des fonctionnaires de l’état sénégalais. Même s’ils renoncent à la nationalité sénégalaise aux termes de l’article 18 de la loi 61_10 du 7 mars 1961 modifiée, rien ne les empêche de travailler pour le Sénégal.
Alors pourquoi le débat sur la nationalité ?
Mobel Sirah Ba pour xibaaru.com