La Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite fait fuir les hommes d’Affaires…Des patrons français parlent

Quand les agissements de la CREI empêchent Macky d’attirer les investisseurs français au Sénégal.

Pauvre Mahammed Boun Abdallah Dionne, toutes ses sorties sont décidément vouées à l’échec.
Voulant donner corps aux ambitions du président Macky Sall dans la mise en œuvre des 27 projets phares du Pse, il est tel « Don Quichotte se battant contre des Moulins à vents ».
Ses sorties et appels à l’investissement privé sénégalais et étranger sont accueillies avec scepticisme et hilarité.
Sa dernière sortie n’est vraiment pas pour arranger les choses surtout dans le milieu français des affaires.

En effet il a fait appel à la délégation du secteur privé français présente lors de la table-ronde initiée par l’Apix et portant sur «l’environnement des affaires et des opportunités d’investissements au Sénégal dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse)».

Ce que le premier ministre sénégalais ignore et dans ce cas-là, il est nul ou feint d’ignorer et cela est encore plus grave, est que les représentants du secteur privé français qu’il a appelé à venir au plus vite riaient sous cape en l’écoutant.

Des membres de cette délégation que nous avons approchés nous ont avoués sous le couvert de l’anonymat être venus juste pour répondre à l’invitation de l’APIX, d’ailleurs cette délégation n’était pas représentée à la hauteur de l’événement.

Ces personnes estiment que même si le Sénégal semble stable, des rapports secrets indiquent que c’est un pays qui peut basculer dans des troubles sociaux politiques d’un jour à l’autre.

Selon eux l’environnement politico-juridique qui sévit au Sénégal depuis le début de la « Traque des biens supposés mal acquis » n’est pas pour rassurer l’investissement.

L’insistance du premier ministre parlant d’exigence et de diligence dans le montage et l’exécution des projets car pressé par le temps et tenu par des obligations de résultats envers le peuple sénégalais, n’est perçue par certains membres de cette délégation que comme un discours politicien.

Pour nos interlocuteurs, les investissements privés ne vont que dans les pays politiquement stables et juridiquement fiables.

Les débats soulevés autour de la propriété d’entreprises par la CREI et largement relayés par les médias nationaux et internationaux sont apparemment passés par là.

Quel investisseur serait assez fou pour venir mettre son argent dans un pays où son investissement peut être remis en question avant même son amortissement par un gouvernement à travers la CREI.

Ils nous ont donné l’exemple des tracasseries judiciaires subis par DP World, BMCE lesquelles sociétés ont été même mises sous administration provisoire et pillées personnes inexpertes avec des salaires et indemnités affolants. Et ils ont émis plusieurs griefs suivant :

« Indiquer une volonté de travailler avec le secteur privé français ne suffit pas pour ces derniers, il faut des actes forts comme par exemple une indemnisation par l’Etat du Sénégal du préjudice subis par ces deux entreprises ».

« Voir son investissement se retrouver du jour au lendemain dans un dossier politico-juridique et qui en disparait par la seule volonté d’un gouvernement sans que l’on sache comment et pourquoi est extrêmement préjudiciable à l’investisseur ».

« Affirmer vouloir travailler pour une alliance franco-sénégalaise pour la création d’un niveau de richesse soutenue et durable dans la transparence et la bonne gouvernance apte à réduire les inégalités sociales, est certes une louable déclaration mais il faudrait donner encore plus de garanties de préservation de l’investissement privé au Sénégal ».

« Que vaut l’acte notarié au Sénégal sous le régime de la CREI ? » a renchéri un autre,
« Qui peut assurer qu’un nouveau gouvernement ne viendra pas refaire la même chose que ce qui s’est passé entre 2012 et 2014 pour DP World, BMCE et autres ?

Face à ce réquisitoire sans appel de ces membres de la délégation du secteur privé français, on peut sans risque de sans hésitation aucune, déclarer que la bataille du gouvernement de Dionne pour attirer l’investissement français au Sénégal n’est assurément pas encore gagné.
Mobel Sirah Ba pour xibaaru.com