Echec de la Politique en Casamance…Sur qui compter pour faire émerger le SUD du Sénégal ?

Portage des préoccupations des casamançais : Les politiciens ont-ils échoué ?

Pendant longtemps, la Casamance est ses habitants ont toujours compté sur les hommes politiques pour transmettre leurs préoccupations au niveau de l’état. Mais de plus en plus, les populations abandonnent cette voie incertaine qui n’a pas toujours conduit au résultat espéré. Interrogés sur la question, beaucoup de casamançais ne croient plus aux politiciens qui, selon eux, sont les seuls à s’en sortir dans ces rapports avec la population. Ils savent tirer profit de leur situation pour satisfaire leurs intérêts personnels. Mais si les hommes et femmes politiques sont écartés, sur qui faudrait-il compter pour porter les aspirations des populations en matière de développement ? A ce niveau de la réflexion, les avis sont partagés mais parmi les voies citées, le Professeur Ama Diémé, historien en a retenu trois. La 1ère est le niveau institutionnel : c’est dans ce groupe que sont classés les élus nationaux (députés) et les élus locaux (municipaux et départementaux). L’autre groupe sur lequel les casamançais devraient compter est la société civile casamançaise. Mais il y a aussi le niveau communautaire avec notamment les organisations de base comme les jeunes et les femmes. Pris individuellement, chaque niveau présente des insuffisances qui ont conduit quelques parts à l’échec du portage des préoccupations des populations du sud du pays. Cependant, les services déconcentrés de l’état semblent tirer leur épingle du jeu mais il faut rappeler que les élus, qui sont aussi des démembrements de l’état, sont ceux-là qui doivent porter à la connaissance de l’exécutif local les préoccupations de leurs administrés. Mais force est de reconnaitre que ce n’est pas toujours le cas. La société civile casamançaise qui a commencé à s’organiser avec l’éclatement de crise casamançaise vers 1982. Depuis lors, la conférence des fils de Casamance devenue collectif des cadres casamançais a consacré toutes ses forces à la résolution de la crise casamançaise. Mais depuis le naufrage du bateau le joola, cette société civile a commencé à devenir invisible. Selon le Pr Ama Diémé, la société civile casamançaise gagnerait à réorienter ses activités vers les actions de développement. En le faisant, elle sortira de sa léthargie actuelle et pourra créer à nouveau de l’engouement et un dynamisme qui sera bénéfique pour les populations de la partie sud du pays.

 

L.BADIANE pour xibaaru.com