Des gens vont mourir à Touba…On cache au Khalife général des choses qui se passent à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni

C’est une situation très grave qui se passe à l’hôpital de Touba…Et selon plusieurs sources le Khalife Général des Mourides n’est pas au courant de la situation. l’hôpital dit de niveau 3, censé appliquer des soins appropriés est un véritable mouroir…Les patients attendent de mourir comme s’ils étaient dans un couloir de condamnés à mort…Reportage

Deuxième ville du Sénégal par la démographie (700.000) âmes selon le dernier recensement, un chiffre qui est d’ailleurs loin de faire l’unanimité chez les autochtones, les hommes politiques (pouvoir/ opposition) traitent la localité de Touba qui est un important vivier électorale, par des slogans, et de projets avec la complicité de jeunes chefs religieux immature et surtout inexpérimentés, au détriment d’une population pas très au fait des réalités politique. La cité religieuse de Touba abrite le seul hôpital de niveau 3 de la région de Diourbel. Toutefois la structure sanitaire est agonisante et n’est de niveau 3 que de nom. Certes il n’y a plus de différents avec les représentants syndicaux pour paralyser la bonne marche, mais les malades trinquent, surtout ceux atteints d’insuffisance rénale. Il y a sept machines d’hémodialyse, mais seul les six fonctionnent, le septième est réservé aux cas d’urgences. Ces six machines fonctionnent tout au long des semaines occupées par 24 patients. Dehors il y’a 93 malades sur la liste d’attente, la dame N.Mbacké de Darou Salam survivra-t-elle, le temps qu’un des 24 patients décède pour avoir le privilège de se faire dialyser deux fois par semaine. Combien de patients disparaitront avant d’être admissible sur ladite liste. Récemment, le PCA de cette hôpital annonçait un don de 50 machines de dialyse que nenni ! Pourtant les hôpitaux Tambacounda et Ziguinchor, sont mieux lotis que Matlaboul Fawzeyni et les habitants de ces deux localités sont inférieurs à la population de Touba. Le ministère de la santé est-il conscient de la situation ou faut-il attendre la campagne électorale, pour la présidentielle de 2017 ?
Aliou Ndiaye pour xibaaru.com