C’est la catastrophe…Quand le PSE médical de Macky fait autant de morts…

Le secteur de la santé est l’un des plus en léthargies dans le département de Bignona. Il est caractérisé par un manque criard d’infrastructures, de matériel, de médicament et pire encore, le personnel qualifié est honteusement insuffisant. « L’état n’a pas les moyens de recruter le personnel pour chaque poste de santé » c’est le discours irresponsable que les politiciens ont l’habitude de servir aux populations qui n’ont que leur foi pour accepter malgré elles cette assertion tirée de nulle par pour cacher l’incompétence de ceux qui nous dirigent. L’état c’est aussi les hommes qui l’incarnent et ces hommes ont les moyens de dépenser jusqu’à des centaines de millions pour des regroupements privés dans le cadre de leurs activités politiques. Beaucoup de jeunes ont reçu la formation requise pour être infirmier ou médecin et ne sont pas recrutés car « l’état ne peut pas tout faire ». C’est vrai mais beaucoup ne cracheraient pas sur un salaire de 200 000 FCFA or 100 millions dépensés dans un seul meeting, c’est le salaire d’un agent de santé, dans ce cas de figure, pendant 41 ans ou encore le salaire de 41 agents de santé pendant un an. Alors, à vos calculatrices pour trouver, en fonction du nombre de meeting organisés par an, le nombre d’agents de santé qu’on aurait pu engager et envoyer à côté des populations. La seule chose qui a toujours intéressé nos dirigeants c’est comment faire pour avoir un autre mandat et se maintenir au pouvoir pour leurs intérêts personnels. En ce mois d’Août, période de propagation du paludisme par excellence, on ne trouve pas de médicament de traitement de cette maladie dans certains postes de santé du département de Bignona. En plus, les moustiquaires imprégnées sont introuvables dans cette partie forestière du sud du Sénégal. Les ambulances des postes ruraux sont presque toutes en panne et les évacuations se font par les horaires de transport en commun qui font une rotation par jour. Dans certaines localités, les charrettes font office d’ambulance. Les populations souffrent dans leur fort intérieur mais elles restent toujours dignes face au mépris des hommes politiques qui ne se présentes à elles que pendant les campagnes électorales. A beau vouloir soutenir les populations, le conseil départemental ne pourra pas soutenir le coût, avec quels moyens d’ailleurs ? Ces pauvres institutions n’ont même pas les moyens pour payer leur personnel en plus du fait que le conseil départemental ne doit s’occuper que de l’équipement et de la gestion des hôpitaux de niveau 1 et 2 (Bignona n’en dispose pas). Les communes qui sont restées pauvres pendant très longtemps ont été plus appauvries par l’acte 3. C’est tout simplement catastrophique.

L.Badiane pour xibaaru.com