Célébration de la fête du 1er mai au Sénégal…Un piège sans fin pour les Syndicats

Une rituelle à l’image d’« Un piège sans fin » raconté par Olympe Bhely-Quenum

A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal célèbre aujourd’hui, la fête du travail. Une rituelle que les autorités et les travailleurs Sénégalais ont sacrifiée depuis belle lurette. Ainsi, de 1960 à 2015, c’est la même routine : on fête le travail mais le champ social est toujours en ébullition. Les actes posés tout le longue de chaque année par les autorités, d’une part, et ceux multipliés par les travailleurs par le biais du leurs syndicats ont fini de discréditer  la fête du premier mai. Elle est à l’image du scénario relaté  par Olympe Bhely-Quenum intitulé « Un piège sans fin». Entre le gouvernement  et  les syndicats, on se tire dessus. Le chef de l’Etat, Macky Sall, lui-même ne rate jamais l’occasion pour jeter l’anathème dans le camp des syndicats. Il lors d’une rencontre en mars dernier soutenu : «Le syndicalisme est en train de tuer les bases des universités africaines». Car, chaque année les syndicats des travailleurs déposent des cahiers de doléance sur  la table du chef de l’Etat. Des doléances presque tous rangées dans les tiroirs  des armoires de palais et classés sans suite. Une situation que le Secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Sénégal, Sidya Ndiaye n’a pas  manqué de décrié à la veille de la célébration de la fête du 1 mai 2016. Puisque d’après M Ndiaye : «Les cahiers de doléances de 2014 et 2015 ne sont pas encore examinés ». Une révélation confirme l’hypothèse selon laquelle, la fête du travail, au Sénégal est le reflet « Un piège sans fin » du romancier  Béninois.  Puis que dès, 2012 le ministre d’alors  de la Fonction Publique, du Travail, du Dialogue social et des Organisation Professionnelles a fait comprendre aux syndicalistes que «Nous ne signerons que des accords réalistes et réalisables ». Et plus le temps avance, M. Sy qui s’imprègne de plus en plus de la complexion et du mode de fonctionne de l’Etat lâché petit à petit ce concept  irréaliste.

L’autre aspect qui fait que la répétitive fête du travail ressemble au Sénégal à un piège sans fin, c’est la composition de leaders syndicaux qui doivent «marcher la main dans la main pour défendre la cause exclusive des  travailleurs ». Cette épreuve de marche va mettre sur le chemin qui mène au palais  des syndicalistes qui regardent en chien faïence depuis des années. Ainsi,  le jour-j, Modou Guiro, Cheikh Diop et Bakhao Diongue qui ont mis la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (Cnts) vont enterrer leurs haches de guerre durant au moins 24 heures pour défendre la cause des travailleurs. Au même moment, la bataille opposant les syndicalistes Cheikh Diop et Bakhao Ndiongue Diouf pour  la direction du secrétariat de la de la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal/Forces du changement, (Cnts/FC) qui ne trouve pas de solution va se faire sentir durant la fête.

Au niveau du secteur de l’enseignement qui bat le record d’organisations syndicales, le Secrétaire Générale du Saems-Cusems Mamadou Lamine Dianté, et camarade Abdou Faty du Sels Authentique qui livrent une bataille épique depuis mai 2015 pour le control du grand seront les meilleurs du 1er mai pour tenter de rassurer les enseignants qui leurs ont confié la gestion de leurs carrières.  Et  la  liste des syndicats dans lesquels les leaders ratent leurs cibles pour tirer dessus   est loin d’être exhaustive.  C’est  la version sénégalaise du Syndicalisme.