Barthélémy Dias, toujours d’attaque contre Benno Bokk Yaakar…Avec la bénédiction de Tanor et des autres leaders

«On peut tout soutenir sauf l’inconséquent», disait l’écrivain français Mirabeau. A entendre certains alliés de la mouvance présidentielle, membres de la coalition Benno bokk yaakaar (‘’Bby’’ mouvance présidentielle), on peut affirmer, sans risque de se tromper, qu’ils sont encore loin d’être en phase avec les critiques acerbes qu’ils (Barthélémy Dias, Aïssata Tall etc Cie) formulent l’endroit de cette coalition. Et, malgré les piques qu’ils lancent à chacune de leurs sorties pour dénoncer le fonctionnement de la coalition –absence de cadres de concertation-, mais aussi de clamer le départ de leur formation politique, Parti socialiste (Ps), ils continuent de bénéficier privilèges que cette structure dont ils restent toujours membres. C’est un paradoxe profond !

Barthélémy Dia : «Bby, c’est un cancer»  

Face à ces «rebelles» socialistes qui s’agitent, le secrétaire général du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng, ne cesse d’y affirmer son ancrage. «Véritable pourfendeur» du camp de la mouvance présidentielle, le maire socialiste de Sacré-Cœur Mermoz s’inscrit dans cette posture critique. Amer, il multiplie ses sorties pour lancer des pierres dans le jardin de ses camarades alliés, notamment celui de l’Alliance pour la République (parti au pouvoir ‘’Apr’’). La coalition Bby, c’est un «cancer», caricaturait le jeune socialiste proche du maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall.

«Aujourd’hui, si j’étais un maire Apr, personne ne bloquerait le projet de la Boulangerie Jaune… Je suis combattu  comme la plupart des maires de ‘’Taxawou Dakar’’, qui, aujourd’hui, nourrissent une ambition pour leur pays. Et nous sommes combattus de façon politique et ça ce n’est pas normal. Nous avons donc décidé de faire face», a-t-il martelé dans sa dernière sortie qui date du 28 avril dernier. Sauf qu’il reste inconséquent en gardant les privilèges que lui confère cette même coalition qu’il vilipende.

Barthélémy Dias invité à démissionner de Bby

Avec sa liberté ton, ses postures  critiques…, il ne songe pas prendre ses responsabilités pour frapper à la porte de sortie. Et, justement, c’est la raison pour laquelle la Convergence des jeunesses républicaines (Cjr), affilée à l’Apr, l’invite à la démission de la coalition. C’est à la limite normale parce qu’il faut, aussi, en politique, être cohérent. Logique pour logique!

«Si Barthélémy Dias veut quitter la coalition Bby, il n’a qu’à le faire. D’ailleurs, nous l’invitons à quitter la coalition car il est la brebis galeuse de ce partenariat entre le Président Macky Sall et le Parti socialiste», a dénoncé le coordonnateur de cette structure, Nourou Niang, dans un communiqué publié le samedi dernier.

Ses nombreuses attaques contre la coalition présidentielle Bby et ses prises de position pourraient lui coûter son poste de Secrétaire élu à l’Assemblée nationale, lors de la prochaine rentrée parlementaire, a annoncé le journal «Walf Quotidien» du 19 avril dernier. Car, dit-on, ses «invectives» dérangent au plus sommet de l’Etat. Et ce, depuis qu’il a activement participé à la campagne du «Non» lors du référendum du 20 mars 2016.  «Cette décision de le débarquer de son poste de Secrétaire élu a été agitée lors de la campagne pour le référendum. Il va payer pour avoir défié la coalition Benno Bokk Yaakaar», confie une source qui s’est confiée au journal.

Survie politique  

Au moment où le «Shérif du Texas» met du sable dans le couscous de cette coalition, des leaders de cette dernière, animés par une volonté manifeste de partage du pouvoir, caressent le président de la République dans tous les sens : «bilan élogieux». Ils tiennent à leur survie politique en attendant les prochaines élections présidentielles.

Adversaires politiques hier, aujourd’hui «fidèles compagnons» de route, le président Macky Sall et ses alliés se cherchent encore. Ils sont en porte à faux avec les principes de la bonne gouvernance dont ils proclament à longueur de journée à travers les médias : le clientélisme, la transhumance…sont passés par là.

Boulimie du pouvoir au sein de Bby

Oui, à la rupture ! Mais, Monsieur le Président, la rupture ne doit pas être un slogan creux : elle doit se traduire dans les actes. Et, vous êtes en train d’entretenir des potentiels adversaires qui, demain, vont, certainement, décrier votre gestion. Aussi, la gestion du pouvoir ne doit pas être menée par un magma de partis, «collégiale» pour reprendre l’expression de l’autre. De ce point de vue, ces «alliés» ne se soucient que de leurs intérêts du moment. Gouverner, ce n’est pas faire les yeux doux à alliés (logique de partage). C’est, entre autres considérations, s’entourer des personnes avec  qui on partage la même conception du pouvoir, la même vision… pour mener à bon port les affaires de la cité. Depuis fort longtemps, le Sénégal est victime de ses dirigeants qui ont fait la politique leur seule profession préférée. La boulimie du pouvoir et l’esprit d’accaparement restent une réalité dans le champ politique sénégalais. Et, c’est décevant de voir des politiques qui se sucrent sur le dos leurs concitoyens.

xibaaru.com

 

 

 

1 Comment

  1. Nous citoyens sénégalais sommes les dindons de leur farce…et macky pire que wade. Rupture ? Mais vous les voyez ? ils sont tous devenus riches comme crésus et se foutent de notre gueule…

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