Alioune Tine, le « mercenaire » qui finance Y en a marre…Contre le régime et…Karim

Depuis quelques jours, on assiste à la renaissance de y en a marre. Comme si ce groupe de jeunes rappeurs, endormi après la mise en examen de lamine Diack de l’IAAF qui les finançait, avait eu une dose d’adrénaline leur permettant de s’attaquer à nouveau au régime démocratiquement élu.

Et voici le secret de y en a marre : le groupe vient de recevoir le prix « Ambassadeur de la conscience 2016 » décerné par Amnesty International. Et derrière ce prix se cache une importante somme d’argent.

Et il faut savoir que le patron d’Amnesty International en Afrique de l’Ouest se trouve être Alioune Tine, le mercenaire à la solde de l’occident.

Et quelles sont les raisons avancées par Amnesty…

L’organisation Amnesty International, explique que le prix Ambassadeur de la conscience « récompense des personnes ou des groupes qui ont fait preuve d’un courage exceptionnel pour combattre l’injustice, mis leur talent au service de la mobilisation et fait progresser la cause des droits humains ».

Y en a marre et les droits humains

Amnesty semble se tromper de personne mais aussi dans sa définition de combat pour l’injustice. Comment Amnesty International qui a qualifié la CREI (Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite) de juridiction d’exception politisée et même accepté l’avis du groupe des experts des Nations Unis sur la détention arbitraire de Karim Wade, peut-elle récompenser un groupe qui n’a jamais manifesté pour les mêmes causes à l’égard de Karim Wade ? Et pourtant « Y en a marre » est au Sénégal mais ce groupe n’a jamais commenté la détention arbitraire de Karim Wade, ne s’est jamais exprimé sur plusieurs autres irrégularités constatés comme les arrestations et emprisonnements d’opposants politiques au Sénégal…Et pis, « Y en a marre » ne s’est jamais prononcé sur des cas de violations de droits des étudiants de la FASTEF (Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation), des 690 élèves-maîtres, des habitants spoliés de leurs terres sur le chantier de l’autoroute « Ilaa Touba » qui réclament jusqu’à présent leurs dédommagements…Et les cas de dérives autoritaires de la Police qui arrête des manifestants ( le plus récent est celui de Guy Marius Sagna) ou qui fait irruption dans un groupe de presse (Wal Fadjri).

Y en a marre et la justice

Amnesty International sait mieux que tout le monde que le groupe « Y en a marre » a été accusé à plusieurs reprises de jouir de fonds nébuleux. Le groupe a été cité comme bénéficiaire des fonds du milliardaire américain « Soros » qui participe au renversement de certains régimes africains. Et « y en a marre » vient d’être cité dans le scandale de l’argent du dopage avec l’ancien président de l’IAAF, Lamine Diack…Et le leader du groupe a même été entendu par l’OFNAC (Office national de lutte contre la fraude et la corruption).

Penda Sow pour xibaaru.com