Aïda Mbodj et les libéraux ont fui le HCCT…Ils ont peur d’une raclée

« Les autruches sont les animaux les plus stupides du monde. Elles croient se rendre invisibles en plongeant la tête dans le sable ».

La fédération départementale du PDS de Bambey semble avoir choisi la politique de l’autruche dans la perspective  de l’élection des Hauts Conseillers Territoriaux. S’il  vrai qu’elle est majoritaire dans le département de Bambey, la logique commande qu’elle présente des candidats pour être représentée au sein  du Haut conseil des collectivités Territoriales –HCCT-, dont la  mission est de donner un avis motivé sur les politiques de décentralisation et d’aménagement du territoire voire même de faire des propositions dans les révisions à apporter à la loi portant Code général des collectivités locales et les textes relatifs à la décentration.

Lorsqu’on se trouve devant plus fort que soi, inutile de raisonner trop longtemps, il faut vite choisir entre le combat et la fuite.

Notre  conviction est que, tous ceux qui aujourd’hui par une majorité réelle non issue de combine, d’alliance contre nature, contrôlent des conseils municipaux ou départementaux seront au rendez-vous du 04 septembre 2016 pour occuper  leurs places légitimes en vue de représenter  au plus haut niveau les populations pour la prise en charge de leurs préoccupations.

Evidemment, La fuite  en politique ne vaut que pour celui qui est dans l’impossibilité de gagner.

La fédération départementale PDS de Bambey  contrôle aujourd’hui le Conseil départemental de Bambey à la faveur des dissensions internes à la Coalition Benno Bokk Yaakaar, tellement exacerbées que, des consignes de votes venant de composantes de cette dernière lui ont facilité la  victoire du 14 juin 2016.

Véritable bizarrerie politique dont seul Bambey a le secret. En effet sur douze(12) Communes la Coalition Benno Bokk Yaakaar a remporté les onze(11), la coalition PDS /Rewmi une (01) et une seule.

Au bout du compte sur les 636 Conseillers Départementaux et municipaux appelés à voter le 4 septembre 2016, les 547 sont de la majorité présidentielle. Par quel extraordinaire la Coalition PDS /Rewmi qui n’en a que 89, peut-elle remporter les deux sièges réservés à Bambey ?

Aller à ces élections c’est se mettre à nu pour le PDS à Bambey.

L’erreur monumentale commise en 2014 par les tenants de Benno Bokk Yaakaar ne se répétera plus jamais, d’où la fuite en avant  des néo-libéraux de Bambey qui se sont empressés de décréter le boycott.

La  fuite en avant est une réaction qui, chez certaines personnes, consiste en un réflexe à se dérober dès lors qu’un problème se présente.

Telle l’autruche, elle plonge la tête dans le sable.

Les arguments avancés pour tenter de justifier cette fuite en avant sont fallacieux.

-Primo : dire que Mme Aïda Mbodji a perdu son mandat de conseillère n’est pas vrai, elle reste aux yeux de la loi, Conseillère Municipale, car la démission évoquée n’existe pas .Si la démission était effective, elle ne serait pas déchue à la tête du conseil départementale.  On ne démissionne pas d’un conseil municipal par simple lettre adressée au Préfet ou au  Maire. En effet l’article 160 du Code de Collectivités Locales dispose  que « Les démissions volontaires sont adressées par lettre recommandée au Maire avec copie au Représentant de l’Etat, elles sont définitives à partir de l’accusé de réception par le Maire ou un mois après un nouvel envoi de la démission constatée par lettre recommandée ».

Evidemment après avoir déclaré urbi et orbi qu’on n’a démissionné d’un poste, au risque d’étonner le  monde qui vous entoure et vous écoute, on doit se garder de faire volte-face.

Aïda Mbodji reste conseillère municipale. Au conseil du Jeudi 30 juin 2016,  elle a été appelée lors du contrôle des présents.
-secundo : l’évocation de la solidarité vis-à-vis de leur mentor, passe difficilement, car si tant est si bien qu’ils sont majoritaires, qu’ils se veulent solidaires franchement, qu’ils n’acceptent pas la destitution de Aïda Mbodji, mais que la fédération demande à ses conseillers de démissionner du conseil  départemental. Ainsi  dans un délai de 6 mois la loi commande d’organiser de nouvelles élections, dés lors l’occasion leur  sera donnée de confirmer ou d’infirmer leur supposée majorité.

Le PDS n’est pas majoritaire à Bambey, il a su profiter des dissensions au sein de la Coalition Benno Bokk Yaakaar et à la faveur du  scrutin majoritaire à un tour communément appelé « raw gaddu ».

Croire pouvoir berner l’opinion avec le vicieux  discours sur la solidarité avec Aïda Mbodji  est une illusion.

-Tertio : les élections au Haut conseil, sont une aubaine pour la Fédération PDS de Bambey dont les manœuvres ne visent qu’un rapprochement avec le Président Macky SALL depuis la chute de Wade, aidée en cela par des aperistes, dont le slogan est certainement « ma personne avant le Parti ».

Sinon, pourquoi prendre le contre pied de son parti et tirer à boulets rouges sur les responsables accusés de n’avoir pas assez soutenu Aïda MBodji .

La vérité est que des pourparlers sont en cours, il faut accuser le PDS de rage pour pouvoir s’en séparer, et comme à l’accoutumé aller tranquillement se la couler douce dans les cercles du pouvoir.

Massamba Thioro DIEYE