A quand le retour des belles années du tourisme ! Macky Sall multiplie les efforts…Visas et Taxes supprimés

Le conseil des Ministre du 23 Septembre 2015 a permis d’avoir une idée sur les intentions et le degré d’engagement du gouvernement sur le tourisme, ou « le Président de la République, lors de son intervention a demandé au Gouvernement de hâter la réalisation des projets de désenclavement intégré de la Casamance. Et a ainsi rappeler au Gouvernement son attachement particulier à la relance de la destination touristiue du Sénégal et sa volonté de faire du secteur du Tourisme, un pilier du développement économique et social national, comme énoncé en 2013, à Saly Portudal ». « La volonté du Président de la République, réitérée en Casamance lors de sa tournée économique dans la région, a valu entre autres à celle-ci, d’être déclarée Zone Touristique d’Intérêt National au travers de mesures d’incitations fiscales et sociales de grande portée et déjà en vigueur ».
« Le Président de la République demande au Gouvernement de veiller au manque à gagner induit des Collectivités locales et d’ouvrir avec celles-ci les concertations nécessaires à cet effet ». Les différentes mesures en faveur de la relance durable du secteur du Tourisme ont été amplifiées et consolidées par la décision, prise par le Chef de l’Etat en avril 2015, de suspendre les procédures relatives aux visas d’entrée touristique et de baisser de moitié, les taxes aéroportuaires ». « Le Président de la République rappelle l’importance primordiale qu’il accorde au rayonnement et aux performances de la Société d’Aménagement de la Petite Côte (SAPCO), qui doit être un instrument de référence pour le secteur ».
« Enfin, le Chef de l’Etat insiste sur l’impératif d’une meilleure promotion de la destination Sénégal, avec la mise à contribution de notre réseau diplomatique et consulaire, l’adaptation aux normes internationales de nos réceptifs touristiques et hôteliers, la professionnalisation des personnels en activité ainsi que l’accélération du développement de nouveaux sites et zones touristiques ». Le Président de la République demande au Gouvernement : « De procéder avant la fin du mois d’octobre 2015, à l’évaluation technique et financière de l’ensemble des mesures engagées en vue de la relance du secteur du tourisme, » « De produire un rapport spécifique et exhaustif sur l’activité touristique depuis le mois de janvier 2015 », « De préparer la tenue d’un Conseil présidentiel sur le Tourisme ».
Pendant ce temps La RD Congo est doublement élue au conseil exécutif de l’Organisation Mondiale du Tourisme, en faisant son entrée et élue vice-président du Conseil exécutif, de l’Organisation mondiale du Tourisme à coté de cinq autres pays africains qui ont fait leur entrée dans cette instance pour y représenter la commission Afrique. Par ailleurs, la RD Congo a été retenue dans le groupe de travail chargé de préparer la mise en œuvre du projet de l’initiative de l’Atlantique pour le tourisme qui a connu la participation de 72 ministres du Tourisme.
Au même moment, la Tunisie décroche le prix de la meilleure vidéo promotionnelle du tourisme à la 21e assemblée générale de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). L’Office national du tourisme tunisien (ONTT) qui a participé au concours de vidéos de promotion touristique, avec la participation de 120 pays. Ainsi que le Maroc qui a été élu au Conseil exécutif de l’OMT pour un mandat de 4 ans, une reconnaissance du Maroc et une consécration de son rôle dans l’industrie du tourisme mondiale Cette élection conforte la volonté du Royaume à se positionner en tant que destination de marque et témoigne de la reconnaissance de la communauté internationale de l’engagement du Maroc dans le tourisme à travers sa Vision innovante 2020.
Pendant ce temps à coté tout près de nous la Côte d’Ivoire égrène les bons comptes de tourisme car pour relancer le tourisme dans ce pays, au lendemain de la crise postélectorale de 2010-2011, la Côte d’Ivoire a énormément investi Les investissements globaux au secteur du tourisme de 2012 à 2014 sont estimés à environ 140 milliards francs CFA (215 millions d’euros)
Qu’avons-nous fait pendant que les autres ont mis les bouchées doubles ?
– Les métiers de l’aviation civile, des aéroports, des transports aériens manquent de professionnalisme.
– Dans les compagnies aériennes c’est la loi du plus influent et du plus fort.
Alors que dans le secteur du transport aérien, les compagnies aériennes jouent dans un registre qui révolutionne leur distribution en ligne, avec une gestion de services et de prix, qui ne dit pas son nom. Et les hôteliers ! Pour le mangement du yield et la vente en ligne, tout semble donner la priorité au client qui devenu consom’acteur, et au cœur de ses besoins, se noient dans la navigation entre la meilleure destination, la meilleure offre au meilleur prix.
En interne on passe à côté des priorités, de comment, avec qui et pour quel résultat ! Le pèlerinage, ou le Hadji est passé à côté de cette gestion désastreuse du secteur du tourisme en particulier du tourisme religieux. Le gouvernement n’ayant pas compris son rôle et sa place devrait améliorer sa gouvernance et sa politique d’assainissement du secteur du tourisme. Le ministère du Tourisme devrait simplement mettre en place un dispositif pour superviser les agences de voyage et les encadrer en ayant une oreille attentive sur les manquements et les doléances des pèlerins
Le ministère du Tourisme en mettant en place un dispositif pour accompagner et écouter les pèlerins qui sont encadrés par les agences de voyages permet d’améliorer l’organisation de l’opération du pèlerinage. Une commission de contrôle et d’encadrement pourrait être dépêchée aux Lieux Saints avec pour mission de superviser le bon déroulement de l’opération de pèlerinage sous l’entière responsabilité civile et financière des agences de voyages accréditées. Cette commission s’assure également du bon déroulement de l’opération Hadj, selon les règles de voyages et les lois du pays d’accueil et s’assurera de la qualité des prestations offertes aux pèlerins par les Agences de Voyages.
Chaque année une distinction de satisfecit est accordée aux meilleures avec une labellisation des Agences de Voyages qui ont démontré leur professionnalisme, leur compétences et leur capacité a faire face et à garantir une meilleure qualité de services et un bon déroulement des parcours et du séjour des pèlerins, et permettra la certification des capacités professionnelles, techniques et financières des agences labellisées et leur aptitude à assurer le bon déroulement de l’opération Hadj.
Avec la densification de sa classe moyenne, l’Afrique est devenue un pourvoyeur de touristes dans le monde, au-delà des pèlerins concernés par le tourisme religieux, la France est une de leurs destinations préférées Sur les 84,7 millions de touristes qu’a accueillis l’Hexagone en 2013, 2,1 millions sont africains et aucun problème d’organisation de séjour, ou de transport aérien n’a été noté ou décrié.
Malgré notre tableau si sombre et notre absence aux commandes des instances du tourisme mondiale pour l’Afrique, nous gardons espoir. Espoir et détermination à relever les défis et à positionner notre Sénégal comme destination phare de la sous-région.
Accueil souriant, chaleureux, des kilomètres de plage au sable fin, des côtes propres sécurisées, des objets de l’artisanat d’art et de souvenirs qui vous parle, des espaces de ballades et de marche, un parfait amour avec l’environnement, la nature et notre style de vie. L’amélioration de la promotion de la destination, figurent parmi les atouts qui ont écrit les lettres de noblesse du tourisme sénégalais. Des bons points à ramener pour relancer le secteur avec notamment la priorité de doper, de stimuler la créativité et la diversification dans les circuits et des produits touristiques
Parlons de ce visage, qui vous écoute et qui vous parle, attentionné, il est celui qui maintien vos envies, vous accueil et vous rassure. Nos guides touristiques, réceptionnistes doivent faire des efforts pour donner des belles impressions aux touristes Nos autorités et habitants locaux ont aussi un rôle important dans la promotion touristique, ils doivent être le plus hospitalier possible avec les touristes.
Nos produits touristiques restent peu diversifiés et n’ont guère évolué depuis des années. Nos localités ne disposent pas encore de leurs propres produits. Dans la plupart des zones on peut seulement visiter et rien de plus, il n’y a pas d’autres activités récréatives sur place via la création de souvenirs vivants, symbolisant la localité et le voyage effectué, par le touriste. (Amélioration de l’environnement ou la préservation des traditions). Conséquence : Les touristes ne viennent qu’une fois et ne recommandent pas la destination. Si les touristes sont impressionnés, ils seront les meilleurs promoteurs de la région
Le tourisme de villégiature reste très rare, dans les parc nationaux en bordure de mer, (pour ce qui en reste), dans les espaces de loisirs etc. les organisateurs de circuits, les agences de voyage et les fournisseurs de prestations touristiques, n’arrivent pas à mutualiser leurs efforts, pour former un ensemble fort, pour faire valoir ce qu’ils représentent dans le secteur du tourisme, et dans la chaine de valeur. En raison du manque de coordination entre voyagistes locaux, et hôteliers pour une meilleure gestion de l’activité, celle-ci se traduit par peu de volonté et d’agressivité sur les marchés et très peu de créativité pour la promotion des produits touristiques.
Amadeus a identifié six catégories de voyageurs qui s’affirmeront dans les quinze prochaines années. Ils sont adeptes de la simplicité, férue de la culture et des expériences inédites A l’avenir, les voyageurs s’identifieront de moins en moins selon leur âge, sexe ou provenance, mais plutôt en fonction de leurs aspirations.
Amadeus, le spécialiste espagnol des solutions technologiques pour l’industrie du voyage. Intitulée “Future Traveller Tribes 2030”, l’étude cherche à répondre à des questions simples mais capitales : comment et pourquoi voyagerons-nous en 2030 ? Et comment l’industrie du voyage sera-t-elle amenée à évoluer ?
L’étude met davantage l’accent sur le voyageur, sa personnalité, ses attentes, pour que les professionnels du secteur puissent se préparer aux changements de comportement
1- Les adeptes de la simplicité : ils favoriseront les offres groupées pour éviter de devoir gérer trop de détails eux-mêmes.
2- Les puristes de la culture : ils considéreront les vacances comme une opportunité d’immersion dans une culture étrangère, même si elle doit être inconfortable.
3- Les chercheurs de capital social : ils se fieront massivement à l’avis des autres voyageurs sur Internet et suivront les recommandations pour valider leurs décisions.
4- Les voyageurs récompensent : ils seront à la recherche de luxe et d’exclusivité. Ils aspireront à une expérience hors pair ‘qu’il faut avoir vécue.
5- Les voyageurs par obligation : ils voyageront d’abord par obligation, professionnelle ou familiale entre autres, avec date et destination imposées.
6- Les voyageurs éthiques : ils planifieront leurs voyages en fonction de considérations morales, par exemple en réduisant leur empreinte énergétique ou en améliorant la vie des autres.
Les voyageurs à la recherche de simplicité sont plus présents en France et dans les pays développés comme l’Inde par exemple, les vacances sont un bien précieux, les gens sont avides d’utiliser au mieux ce temps de loisirs. Mieux, il y a environ 107 millions de Chinois qui ont effectué un voyage touristique à l’étranger en 2014, une progression de près de 20% par rapport à l’année 2014 et la plupart a été un voyage d’immersion, de partage, de rencontre avec l’autre pour s’étonner des cultures et des pratiques des autres tellement les modes de vie sont différentes et riches d’expériences
Mouhamed Faouzou Dème
Expert en tourisme