Les Oubliés du PSE…Le malheur des femmes de Kédougou : Elles produisent encore et encore mais pour rien…

Faute d’unités de transformation des fruits, les femmes rurales souffrent pour écouler leurs mangues, une bonne partie de ces mangues pourrissent. Le reporter de xibaaru.com vous replonge dans l’univers de ces femmes qui ne croient plus au PSE.
Elles sont nombreuses ces femmes des communes de Fongolimbi et Dimboli à faire une à deux fois par semaine la navette entre leurs villages respectifs et Kédougou pour écouler leurs marchandises.
Assises en lignes, ces braves dames attendent impatiemment l’arrivée de quelques rares clients qui rôdent dans le marché en cette période. Elles vendent toutes la même chose des mangues, rien que des mangues. A les attendre faire le récit de leurs parcours, on se rend compte des obstacles qu’elles franchissent pour être sur place.
« Nous récoltons les mangues dans nos vergers de Fongolimbi, Dimboli, Kafori et nous les transportons jusqu’à Kédougou pour les y écouler. Le transport est cher (1250 FCFA par personne et 500 la bassine de mangues).Après avoir écoulé notre marchandise, nous achetons d’autres bassines de mangues dans les jardins de Kédougou à raison de 2000 FCFA l’unité. Nous faisons ce travail tout simplement pour éviter l’oisiveté » a précisé Mme Fatoumata Diallo
Elles quittent les siens dans l’intention d’apporter à leur retour une modique contribution en vue de l’amélioration des conditions de vie de leurs familles. A Kédougou, elles s’exposent à tous les dangers pour atteindre cet objectif.
« Nous nous couchons au marché à la belle étoile et à même le sol. Nous économisons une partie des bénéfices et utilisons le reste pour nos repas. C’est vraiment fastidieux. Nous nous serrons la ceinture pour avoir de quoi ramener dans nos familles respectives. Nous savons que nos époux ne sont pas en mesure de satisfaire à tous nos besoins. Ce travail est très fatiguant mais on n’a pas le choix » a précisé Mme Diouma Diallo de Kafory.
Elle reviendra à la charge pour interpeller les autorités et autres partenaires du développement à assister les femmes des communes rurales de Fongolimbi, Dimboli à bénéficier d’unités de transformation des fruits et de sessions de renforcement de capacités sur les techniques de conservation des fruits mais aussi des moyens financiers pour alléger leur souffrance. On ne doit plus importer des jus de fruits alors qu’il y a des possibilités de produire des jus de mangues à Fongolimbi, Dimboli et autres villages de Kédougou.
Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com

1 Comment

  1. Félicitations XIBAARU, pour ce suivi très concret du PSE qui montre le très grand fossé entre les mots politiciens et les maux vécus par nos populations.

Les commentaires sont fermés.