Momar Seyni Ndiaye, analyste politique : «Macky n’est pas un grand partisan du dialogue»

« Je crois personnellement qu’il y a un certain paradoxe dans l’attitude du chef de l’Etat qui appelle au dialogue et en même temps prend de manière quasi-unilatérale une décision de figer définitivement les principales mesures qu’il a prises dans le projet qui sera présenté aux Sénégalais, lors du référendum. Je pense que le Président devait donner toutes les chances au dialogue pour optimiser les possibilités de voir enfin les acteurs réaliser un consensus sur ce qui nous parait fondamental à ce stade actuel. La démarche consensuelle était essentielle à privilégier. Mais apparemment, le président de la République, peut-être devant la réticence des principales forces de l’opposition, a voulu prendre les devants, pour arrêter définitivement le texte qui sera soumis en référendum. Je ne pense pas que ce soit la meilleure manière de sauver le dialogue.
De l’autre coté aussi, je crois que l’opposition a aussi une démarche que je dirais infantile. On ne peut pas, parce que le président s’est rétracté, jeter le bébé avec l’eau du bain. Je pense que l’opposition aurait du accepter la main tendue par le chef de l’Etat et en conséquence établir maintenant les conditionnalités, dire exactement ce qu’elle veut voir figurer dans le projet final. De ce point de vue-là, on aurait vraiment un bon consensus et peut être la chance de voir les Sénégalais dans leur grande majorité voter le projet de référendum. Mais là, les dés sont vraiment jetés. Je pense qu’il faut constater que le dialogue politique n’a pas eu lieu. Il faut toutefois dire que le chef de l’Etat n’est pas un grand partisan du dialogue. On ne l’a pas vu très souvent, pendant son mandat, inviter sincèrement, franchement, clairement et fermement les acteurs politiques autour d’un dialogue politique fructueux et fécondant. Evidement, cela a mis l’opposition dans un état de frustration.

Je pense que le chef de l’Etat aurait du y mettre les formes. Si le Président avait adressé une lettre à tous les partis politiques, il faut dire qu’ils sont à 250, sans oublier les organisations de la société civile, au moins une bonne vingtaine, cela allait probablement prendre assez de temps. Mais, ce n’est pas ça l’essentiel. Je pense que si l’opposition avait manifesté ouvertement sa volonté à répondre au dialogue que le président de la République propose, probablement, en un laps de temps, on leur aurait fait parvenir un courrier…

Mais je pense que déjà, l’opposition posait un principe que le chef de l’Etat ne voulait pas accepter. C’est le renvoi du référendum. Ça, c’est un principe que le chef de l’Etat ne pouvait pas accepter. Les conditions du dialogue n’étaient pas réunies dans tous les cas. Dans un climat aussi délétère, marqué par le reniement de la promesse du chef de l’Etat, et la frustration que cela a créé dans la classe politique, dans les organisations de la société civile, il était difficile d’instaurer un dialogue qui devrait déboucher sur un consensus. »
Sud Quotidien

3 Comments

  1. VOUS ETES LE PREMIER A MENTIR EN FAISANT TA MAUVAISE ANALYSE DISANT QUE N’A PAS DONNE UNE DECISION MAIS UN AVIS QUI N’EST VRAI.
    VOUS METTIEZ LE FEU EN POLLUANT LE DEBAT POLITIQUE ET VOUS RETOURNEZ NOUS DIRE DIALOGUE .
    VOUS PENSIEZ DE FAIRE DU CHANGE JOURNALISTIQUE POUR MIEUX GAGNER ,CETTE FOIS CA NE PASSE .
    TA GORGE PROFONDE VA METTRE DU FEU AU SENEGAL .
    VOUS N’ETES PAS UN JOURNALISTE HONNETTE .
    DOR KATOU MARTEAU

  2. IL VOULAIT TENDRE UN PIEGE AVEC SA BANDE D’OPPOSANTS IRRESPONSABLES AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
    NOUS VOTONS OUI POUR LA STABILITE DU PAYS

  3. EXCELLENTE ANALYSE DE MOMAR SEYNI N’DIAYE. PERTINENTE À TOUS POINTS DE VUE.

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