Modou Judas Diagne Fada et ses réformateurs mentent aux libéraux et à eux-mêmes…Leur congrès n’aura jamais lieu

Modou Diagne et ses partisans réformateurs avaient annoncé la tenue d’un congrès du PDs après le Magal de Touba. Le Secrétaire national du PDS à l’Orientation et aux Stratégies, également chargé des Réformes et porte-parole d’Abdoulaye Wade, Babacar Gaye, dans un entretien avec nos confrères de Seneplus se dit surpris de l’annonce faite par Modou Diagne de vouloir organiser le congrès du PDS…Une démarche impossible selon le responsable libéral

« Nous attendons, comme lui et ses amis l’ont annoncé, l’organisation d’un congrès après le Magal. Nous nous demandons comment Fada, exclu du Pds en bonne et due forme, pourrait convoquer un congrès afin de renouveler les instances supérieures du parti. Sous ce rapport, je voudrais faire quelques précisions : Modou Diagne Fada et les frondeurs qui le suivent ne peuvent pas convoquer un congrès pour plusieurs raisons. D’abord dans nos statuts et règlement intérieur, il est dit que le congrès ordinaire se réunit tous les deux ans sur convocation du Secrétaire général national ou du bureau politique. Il est possible que le congrès soit convoqué de manière extraordinaire toujours par le Secrétaire général national ou par le Bureau politique. Il peut aussi être convoqué par les 2/3 des fédérations à condition qu’une défaillance de la direction nationale soit constatée.
Est-ce que Modou Diagne Fada et compagnie ont dit que le Secrétaire général national Abdoulaye Wade a failli ? Il faut d’abord qu’ils assument cette position, ensuite il faut qu’ils apportent les preuves de sa défaillance. A supposer que la direction du parti ait failli, il y a des conditionnalités que les frondeurs ne peuvent pas réunir. Ensuite pour convoquer le congrès, il faut fixer le nombre de délégués par fédération sur la base des cotisations. Le versement des ressources issues de la vente des cartes de membres est certifié par un quitus délivré par le trésorier du parti. Et Fada n’a pas le pouvoir de délivrer des quitus aux fédérations sur la base de leurs cotisations surtout que le Pds n’a pas vendu de cartes. Et troisièmement le congrès est forcément convoqué, mis en œuvre par le bureau politique. Là aussi, ils n’ont pas les moyens politiques pour contraindre le bureau politique à mettre en œuvre l’organisation d’un congrès.
Vous voyez comment il est complexe d’organiser un congrès au Pds. Depuis l’affaire Serigne Diop, nos textes sont verrouillés au point qu’il n’est plus possible à un frondeur de convoquer un congrès. L’expérience doit servir à quelque chose. Ceux qui gravitent autour de Fada doivent savoir que l’heure n’est pas à la division. Et que leurs motivations pour les réformes du Pds ne sont pas les mêmes que celles du chef de file des frondeurs. Il y a plus de manipulation que de volonté d’aller de l’avant.
Actuellement, toute idée de réforme serait en contradiction avec notre agenda politique et nos objectifs prioritaires. D’abord concernant l’agenda politique, le parti fait l’objet d’attaques intérieures comme extérieures. D’où la nécessité d’organiser la résistance. Ainsi toute idée de réforme dans ces conditions ne ferait qu’affaiblir inutilement le parti. Ensuite pour ce qui est des objectifs, Fada et compagnie clament urbi et orbi qu’ils sont pour le candidat Karim Wade. Ce à quoi je ne crois pas. Ils n’ont posé aucun acte pour qu’il sorte de prison parce qu’ils estiment que si Karim reste en prison, Fada peut constituer une solution alternative. C’est une utopie. Modou Diagne Fada serait le dernier sur lequel le Pds devrait compter pour reprendre le pouvoir en 2017. C’est légitime qu’un homme politique ait des ambitions ; mais il ne faut pas être prétentieux et savoir ses limites objectives. »