Macky et le référendum…Le sévère réquisitoire de Cissé Kane Ndao de l’ADER

L’ENJEU DU REFERENDUM : RESTAURER LA SOUVERAINETE DU SENEGAL
Le sens de l’engagement politique de certains prétendus leaders me pose problème. La politique étant définie comme « l’art de gérer la cité», ma conviction est que cette mission noble doit être portée comme un sacerdoce, et conduite avec rigueur et compétence. La légitimité de l’accès au pouvoir émanant du peuple, dans sa majorité, tout acteur politique digne de ce nom devrait penser alors en toute circonstance à faire honneur à ses engagements, et à fédérer par ses actions autour de son projet socio-économique sanctionné positivement pas ses compatriotes.
Au Sénégal, malheureusement, il me semble voir émerger et s’affirmer de plus en plus une race politique intéressée uniquement par le pouvoir, hélas, et par l’accès à des positions de puissance pour s’adonner à un pillage en règle des deniers publics et de nos richesses de toute nature, en trahison flagrante de tous les engagements qui les auront fait parvenir à des positions de servitude qu‘ils détournent dès lors en position de préemption, et de prévarication de nos ressources économiques.
Quand on se compromet comme le régime mackyen dans une foultitude de scandales économiques au point de craindre pour soi-même et pour sa famille complice active abus de biens sociaux et de détournements en tous genres, il ne reste plus souvent qu’une seule issue : se maintenir coûte que coûte au pouvoir, aussi longtemps que possible, pour résorber ces impacts et les faire oublier.
C’est ce qui arrive à Macky. Finalement, il se retrouve à tenter de prendre en otage tout un peuple qu’il devait servir : Aliou Sall fait désormais la Une de la presse au quotidien, il ne se passe plus un seul jour sans que n’éclate un scandale lié à son nom. Macky observe le silence, comme s’il était étranger à cet état de fait, alors que le point de départ de toutes les combines dans lesquelles trempe son frère est toujours un décret signé de ses mains.
Toutes les sources de recettes considérées comme possibilités d’enrichissement potentiel sont directement gérées depuis le palais, sous la houlette d’un Macky entouré de conseillers spéciaux en tous genres qui en contrôlent la totalité et siphonnent en conséquences nos deniers publics. Je n’en veux pour seul exemple que les hydrocarbures, entre les seules mains du magnat Baba Diao, conseiller spécial de Macky en ce domaine, si puissant qu’il fait limoger des ministres et fait promouvoir des marionnettes qui agissent selon ses instructions, avec la signature de Macky, et son assentiment total.
La prévarication de nos ressources financières et naturelles a atteint des seuils jamais égalés. Devant la course à l’enrichissement le régime de Macky a perdu le sens de la mesure. Au service d’intérêts personnels et autres étrangers aux urgences et priorités du peuple sénégalais, plus que jamais vache laitière exploitée par les puissances étrangères inféodées au régime de Macky, il ne reste qu’à lui administrer le coup de grâce en détournant le système démocratique pour s’imposer durablement, et de prouver par là à ses partenaires du moment que le festin ne vient que de commencer.
Ceux qui sont les défenseurs de cette forfaiture se font les complices actifs de Macky. Demain, ils ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas au courant de ce qui se tramait. Et d’ailleurs, nous ne sommes pas étonnés de cet état de fait. Ce qui nous offusque, c’est que ces énergumènes se permettent d’insulter l’honneur de gens intègres qui ont servi leur pays au plus haut sommet, sans entacher leur réputation, après avoir fait la preuve de leurs compétences partout, à l’exemple d’un Abdou Mbaye vilipendé et voué aux gémonies pour avoir osé prendre position pour le NON !
Mimi Touré devrait savoir que celui ou celle qui n’a pas d’honneur, c’est celui ou celle-là qui aura éhontément couru tout au long de son séjour américain derrière Me Wade pour travailler à ses côtés, militer dans son parti ou dans des mouvements affiliés au PDS et reconnus par le Pape du Sopi. Et qui, en désespoir de cause, s’est rabattu(e) sur celui qui lui a semblé à juste titre le plus influençable pour se faire une place de choix dans son entourage immédiat. Cette dame ne se pose pas. Elle s’impose avec fracas, réclame avec cupidité postes et privilèges et harcèle obséquieusement pour les obtenir, menace perfidement quand elle se croit perdue ou oubliée, s’affiche avec fatuité et affiche son manque de classe rictus en coin, et pousse le toupet jusqu’à s’en prendre hystériquement à l’intégrité morale des honnêtes personnes.
Après avoir lamentablement échoué à la Primature, cette dame se sent le devoir de prouver sa reconnaissance à Macky de l’avoir ramenée aux affaires. Elle en a le droit. Mais ce droit ne lui donne aucunement celui de s’en prendre à l’honneur et à la dignité des sénégalais.
Mimi n’est pas la seule proche de Macky à haïr aujourd’hui ce que Macky et la quasi-totalité des sicaires de l’APR adoraient hier. C’est qu’il faut chaque jour donner la preuve de sa détestation profonde envers Me Wade et le PDS pour plaire au prince, obsédé par de terribles névroses qui le plongent dans une contrition profonde quand ses ex frères de parti prennent la parole pour le toiser avec l’air de lui dire qu’il n’est rien. Et dire que certains parmi les plus haineux dans leurs injures envers Me Wade étaient même allés jusqu’à chercher des intermédiaires pour entrer au Palais sous Me Wade, qui pour un poste de conseiller, qui pour une promotion ou un appui en tous genres.
Le dénominateur commun de tous ces caciques du régime mackyen est qu’ils sont aujourd’hui les complices de la spoliation du pouvoir que tente Macky. Certains poussent même le ridicule jusqu’à dire sarcastiquement aux sénégalais que ne pas voter OUI, c’est permettre à Macky de faire quatorze ans ! Il faut donc choisir entre la peste et le choléra !
Terrible aveu venant de son camp. Cela veut dire effectivement qu’ils sont si sûrs de leur fait que la question du second mandat ne leur pose pas problème ! En effet, dans leur entendement, quatorze ans avec l’ancienne constitution ou dix sept ans avec la nouvelle, voilà le sens du referendum.
Une nouvelle constitution présentée au referendum, qui élimine le second tour, entre autres mesures obscures plus démocraticides les unes que les autres. Ce que nous avions refusé en son temps à Me Wade est remis au goût du jour par Macky. Je ne croyais pas qu’on pouvait manquer autant de respect envers son peuple, au point d’arriver à oublier qu’on le sert et non le contraire, et que le premier défi est de mériter la marque de confiance qu’il vous a témoignée.
Macky est dans sa logique et chaque jour qui passe démontre que ce régime et ses complices ont décidé de prendre en otage le peuple sénégalais, et de saborder notre régime démocratique pour se tailler une constitution sur mesure en vue de perpétuer leur système d’exploitation du peuple sénégalais en collaboration avec les lobbys et autres puissances étrangères complices du pillage éhonté de notre pauvre pays.
Voter pour la victoire du NON au referendum est donc juste une bataille à remporter. Le défi est beaucoup plus grand que cela. Il s’agit de sauver le Sénégal, et de lutter non pas seulement pour nous, mais pour les générations futures. Il est temps que nous montrions à Macky que nous en assez de sa politique, et de lui montrer suffisamment de détermination pour qu’il mesure exactement quelle est la distance qui le sépare de la haute trahison, au cas où il persévérerait à vouloir plonger le pays dans l’anomie. Les premiers actes sont en train d’être posés : Moustapha Cissé Lo recommence à verser dans ses injures, L’autre du nom Diakhaté persiste dans ses délires fantasmagoriques tandis que la police politique, la DIC a été actionnée pour commencer à menacer les médias épris de démocratie qui ouvrent leur plateau aux citoyens sénégalais qui n’ont pas peur de dire la vérité, dont Mouth Bane, convoqué par des policiers zélés qui ont voulu lui faire passer son weekend end en garde à vue !
Même la Justice est excédée par ces abus. Aujourd’hui, le ressentiment est général.
Que Macky se rappelle qu’il y eu 11 morts, pour moins que cela. Et les sénégalais n’ont pas oublié le sang des martyrs versés pour défense de la démocratie. Quel qu’en soit le prix, les sénégalais le paieront, surement.
Mais la facture sera présentée à Macky. Et à tous les sous fifres de son régime complices alors.
Cissé Kane NDAO
Président A.DE.R

1 Comment

  1. 45 professeurs, agrégés et docteurs, de droit signant un manifeste pour refuser une interprétation d’un article de la constitution, une première au Sénégal.
    Dans tout pays où le pouvoir ne s’est pas fixé pour objectif d’abêtir son peuple, ce manifeste aurait suffit ne serait que pour les arrêter au moins une semaine pour réfléchir.
    Mais l’entêtement du pouvoir après ce manifeste, l’acharnement des fanatisés et des dames de compagnie pour présenter ses professeurs comme des mécontents et opposants, affiche les véritables visées de ce pouvoir par rapport à l’intelligence, à la science de son peuple. La science et l’intelligence du peuple sénégalais est à abattre pour eux.
    Cela nous permet de comprendre que si Macky prenait la décision de faire un vaccin à tout le peuple sénégalais, et que 45 professeurs, docteurs et agrégés, en pharmacie, signaient un manifeste pour avertir que le produit de l’injection est dangereux, Macky n’en aurait cure. Et les fanatisés et dames de compagnie les auraient taxés d’opposants mécontents.
    Si Macky Sall décidait de forer une mine quelque part dans le Sénégal et que 45 professeurs, docteurs et agrégés, en géologie, signaient un manifeste pour dire que ce forage est dangereux, Macky n’en aurait cure. Et les fanatisés et dames de compagnie, les auraient taxés de mécontents opposants.
    La ligne de ses fanatisés et dames de compagnie est simple: A bas la science si elle ne va pas dans le sens des désirs de Macky. La science même est opposante et mécontente si elle ne soutient pas Macky.
    C’est dans ce sens que ce geste de ces 45 professeurs est à inscrire dans les pages de l’histoire du Sénégal. Ils viennent de montrer le refus de la science à accepter d’être avilie, d’être dégradée, seulement pour la peinture d’un seul homme.
    Même Galilée, face à la menace de mort, aurait murmuré: « Pourtant elle tourne ».

Les commentaires sont fermés.