Yakham Mbaye attaque l’ancien premier ministre Abdoul Mbaye et met en doute son honnêteté intellectuel

Le secrétaire d’Etat à la Communication, devenu très actif sur le terrain politique au niveau de Dakar Plateau, a tenu à remettre les pendules à l’heure au sujet de la rumeur sur une éventuelle suppression du deuxième tour de la présidentielle au Sénégal. «Ceux qui entretiennent la rumeur autour de la suppression du second tour de la présidentielle dans le projet de réforme de la Constitution qui sera soumis au référendum, sont de mauvaise foi, ou font preuve d’une insoutenable légèreté», déclare Yaxam Mbaye qui ajoute : «Parce que la simple honnêteté intellectuelle exige qu’on ait d’abord lu le projet de réforme avant d’en discuter. Et si le Premier ministre Abdoul Mbaye que je ne soupçonne pas d’être un paresseux, avait pris le temps de lire le projet de loi constitutionnel soumis au Conseil Constitutionnel, et même on peut le lui concéder, avec une calculatrice à la main, il se serait rendu compte que c’est seulement une vingtaine d’articles qui sont concernés par la réforme, pour être précis 17 articles. Il s’agit des articles 4, 6, 27, 28, 58, 59, 60, 62, 71, 78 81, 85 86 , 89, 92, 102 et 103». Aussi ; précise-t-il, « la Constitution comporte 108 articles, ce que Abdoul Mbaye, qui a occupé l’une des plus importantes et plus hautes fonctions de ce pays, ignore manifestement ».
Pour Yakham Mbaye, les agitateurs de cette rumeur fondent leur argumentaire sur le fait que l’article 33 de la Constitution ne figure pas dans le projet soumis au Conseil. «Pourquoi ne se sont-ils pas interrogés sur l’article 1 de la Constitution ? Le même article qui consacre que la République du Sénégal est laïque, démocratique et sociale, que la langue officielle est le Français, que ses langues nationales sont le Diola, le Malinké, le Pulaar, le Sérère, le Soninké, le Wolof et toute autre langue codifiée, et que notre devise est : Un Peuple, Un But, Une Foi ; et que le principe de la République est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple?», s’interroge l’ancien directeur de publication de «Libération».
Et le secrétaire d’Etat à la Communication d’asséner : «Abdoul Mbaye voudrait il abuser les Sénégalais et dire que cet article premier qui est une sorte de fondement aurait disparu. Il faut savoir raison garder et ne pas céder à la tentation de la paresse. Ce projet de réforme constitutionnelle est une affaire sérieuse qu’il faut aborder avec sérieux, rigueur et une bonne dose d’honnêteté en dépit du bord politique où l’on se situe».