Un projet de Macky passe mal chez les chinois

La reconstruction du stade Assane Diouf, annoncée par le chef de l’État en marge du Conseil des ministres délocalisé tenu à Pikine, risque de porter un coup aux relations entre le Sénégal et la Chine. Initiatrice du projet « Kawsara », prévu sur le site en question, en partenariat avec des opérateurs économiques sénégalais et des privés de leur pays, la Ceies, une société d’État chinoise, agite, comme pour dénoncer la décision de Macky Sall, le protocole qui le lie à l’État du Sénégal pour ériger sur les ruines d’Assane Diouf un centre d’affaires d’un coût de 135 milliards de francs CFA.

À en croire L’Observateur, qui évoque l’affaire dans son édition de ce vendredi, les Chinois, qui se prévalent de tous les documents administratifs nécessaires, ont déjà investi 10 milliards dans le cadre de l’exécution de ce grand projet : 5500 tonnes de fer livrées sur le site, 28 conteneurs déposés sur place, des baraquements construits, le site électrifié, sous la supervision de la Senelec, etc. En plus, les promoteurs du projet Kawsara ont, dans le cadre de leurs engagements vis-à-vis de l’État, aménagé un terrain d’entraînement à l’école Rebeuss, procédé à la réfection du stade Me Babacar Sèye de Saint-Louis avec notamment la pose d’un gazon synthétique d’une valeur de 200 millions, entre autres investissements déjà consentis.

Si la restitution du stade Assane Diouf est actée, ces investissements seront à l’eau ou bien l’État du Sénégal devra probablement mettre la main à la poche pour réparer le préjudice et par là éviter une colère de la Chine.