Tata Marie a chaud…Le cadre des Syndicats de la santé en grève de 48h

Le cadre permanent des syndicats de la santé (2Sau) est vraiment décidé d’en découdre avec l’Etat. Pour preuve après avoir décrété 72 heures de grève qui débutent aujourd’hui, le front unitaire exige des négociations uniquement sur le principe de la matérialisation des accords. « Le gouvernement a commencé à réagir parce que vous avez entendu par voie de presse, le ministre de la Santé appeler autour de la table de négociation. On ne refuse pas cela, mais aujourd’hui, il est question de s’assoir et de discuter comment, de façon effective, matérialiser les accords qui ont été signés », a précisé le docteur Boly Diop Secrétaire général du Sames au sortir d’une réunion des syndicats de la santé à l’hôpital Fann.

Un engagement découlant du mutisme du gouvernement face aux nombreux moyens employés par 2Sau pour éviter la grève. « Je le rappelle pour certains, depuis 2006, des accords ont été signés et pour d’autres en 2014. Nous avons fait tout ce que nous devions comme démarche administrative, démarche de sensibilisation. On a déposé des préavis de grève, on a écrit un mémorandum au président, on a visité l’Assemblée nationale, le Conseil économique, social et environnemental, même les autorités religieuses. Mais quand vous parlez à un interlocuteur qui n’entend pas, je pense que la loi nous permet de recourir à cette arme », clame-t-il.

« Nous pensons que c’est dommageable pour la population, mais aujourd’hui, nous le disons et nous le réitérons : le seul responsable dans cette affaire, c’est l’Etat », s’indigne le porte-parole du jour. D’après ce syndicaliste c’est l’absence de dialogue franc qui sous-tend cette situation. « Si aujourd’hui nous sommes arrivés à ce stade, c’est parce que plusieurs lignes ont été franchies. Nous demandons simplement que l’autorité puisse s’asseoir avec nous et respecter ses engagements parce qu’aujourd’hui, il n’est question que du respect des engagements que le gouvernement avait pris envers les syndicats de la santé », estime Dr Diop.