Tanor confiant pour le OUI : « chacun peut faire une déclaration à sa guise, mais c’est sur le terrain que les choses se passeront »

La question de la réduction du mandat présidentiel ne peut se régler que par voie référendaire, a soutenu, dimanche, à Mbour, le secrétaire général du Parti socialiste (PS), Ousmane Tanor Dieng.
« Il est vrai qu’il y a certaines mesures qui auraient pu être réglées au niveau de l’Assemblée nationale, mais pour celles qui touchent le mandat et sa durée, c’est l’article 27 de la Constitution qui impose qu’elles soient réglées par référendum », a-t-il déclaré.
Le 16 février dernier, le président Macky Sall annonçait la tenue, le 20 mars prochain, d’un référendum sur des réformes constitutionnelles parmi lesquelles la réduction de 7 à 5 ans du mandat présidentiel.
Si elle est adoptée par les électeurs, la réduction du mandat présidentiel ne concernerait pas celui en cours, que Macky Sall compte exercer jusqu’en 2019, soit un septennat, au lieu du quinquennat promis en 2012.
Pour Ousmane Tanor Dieng, si l’Assemblée nationale avait été saisie de cette question, « les partisans du +non+ allaient dire que, oui, ils sont majoritaires », raison pour laquelle ils sont passés par la voie parlementaire.
« Ce sont les mêmes qui nous disent : +vous pouvez passer par l’Assemblée nationale, parce que ce serait du gaspillage d’organiser un référendum », a-t-il souligné au cours d’une rencontre regroupant les partis et mouvements membres de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY, mouvance présidentielle) du département de Mbour.
Elle portait sur le référendum, notamment sur « le défi de la participation » que le SG du PS veut « forte » pour une victoire du ’’oui’’.
« Ce ne sera pas une affaire de l’une ou l’autre des composantes de BBY, mais une affaire du département de Mbour dans ses différentes composantes appartenant à la mouvance présidentielle. Il faut que l’union sacrée soit faite autour de l’objectif que nous visons », a indiqué M. Dieng.
« C’est le Conseil constitutionnel qui a estimé que ces réformes ne peuvent pas s’appliquer au mandat en cours, notamment en ce qui concerne la durée du mandat, indiquant que la prochaine élection présidentielle devrait lieu en 2019 », a-t-il, soutenu.
« Nous avons parcouru les quinze mesures majeures qui constituent de véritables acquis par rapport à ce qui existait jusque-là. Dire, une fois pour toutes, que le mandat du président de la République est de cinq ans renouvelable une fois et est intangible, suffisait pour organiser un référendum », a-t-il estimé.
« Nous voulons qu’on parle de ses réformes-là, parlons au peuple sénégalais du contenu, de la signification et de la portée de ces réformes qui, à mon avis, sont absolument essentielles », a fait valoir Ousmane Tanor Dieng.
Se disant convaincu qu’un scrutin n’est jamais gagné d’avance, le leader du PS pense que « t et nous sommes confiants ».
« Ici, dans le département de Mbour, nous sommes absolument majoritaires sur le terrain et les populations et nos militants nous font confiance », a-t-il assuré.