Sidiki Kaba vend le Sénégal à New York

Hier à New York, le Garde des Sceaux a participé au débat thématique de haut niveau intitulé « ONU 70 : Les Droits de l’Homme au centre des préoccupations mondiales », auquel il a été invité par le président de l’Assemblée générale des Nations unies. Lors du discours qu’il a prononcé, Sidiki Kaba a jugé la thématique on ne peut plus «opportune au regard des différentes crises qui secouent le monde». Selon lui, L’Onu a incontestablement beaucoup fait en faveur des droits fondamentaux de la personne humaine (…) malheureusement, des violations massives des droits humains continuent de sévir partout dans le monde et souvent contre les couches les plus vulnérables». Et dans les situations de conflits, relève-t-il: «Les femmes sont prises pour cibles de guerre, et sont victimes de toutes les formes de crimes sexuels et de violences à caractère sexiste. Et ce sont les enfants soldats qui sont commis à des tâches d’inhumanité et de criminalité. On leur ôte ainsi le droit à un avenir. Et ce sont des millions de réfugiés qui sont dans le désarroi et perdus».

Pour le ministre Sénégalais «cette situation d’injustice, d’intolérance, est inacceptable au 21ème siècle et ne saurait perdurer davantage. Nous avons les moyens de nous y opposer et de constituer un puissant rempart contre l’extrémisme violent, le terrorisme, la xénophobie pour respecter et assurer une égale dignité à  tous». De l’avis de Sidiki Kaba, »la promotion, la protection et la défense des droits de l’homme individuels et collectifs doivent plus que jamais demeurer le premier des enjeux de la politique internationale (…) Pour y parvenir, ces droits doivent être l’affaire de tous pour que tous les êtres humains aient droit aux droits sans distinction sans discrimination et sans exclusion». Son pays, «le Sénégal, dit-il, sous la direction de Macky Sall le président de la République, reste attaché aux principes et valeurs de la Charte des Nations unies à travers la trilogie : Paix-Sécurité, Droits de l’Homme et Développement».

C’est pourquoi, «il a quasiment signé, ratifié et mis en œuvre au plan national tous les instruments internationaux adoptés au sein des Nations Unies pour la promotion et la protection des Droits de L’Homme». Mieux, ajoute-t-il, «l’histoire retiendra surtout que le Sénégal fut le premier pays à ratifier en 1999 le Statut de Rome de la Cour pénale internationale créé en 1998», souligne Me Kaba selon qui «c’est tout le sens de l’accord donné en 2012, par notre pays, à la proposition de l’Union Africaine de juger, au nom de l’Afrique, à Dakar, l’ancien président tchadien Hissène Habré». Il se glorifie que «ce procès historique en terre africaine, a permis de rendre justice à des milliers de victimes et de donner l’espoir à toutes les victimes du monde que le temps de la justice si parfois long arrivera toujours».