Sidiki Kaba renvoie les juges « râleurs » à la Constitution

Le Garde des sceaux, ministre de la justice, Sidiki Kaba, a répondu à l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) qui demande la sortie de l’exécutif et du ministère de la justice du conseil supérieur de la magistrature. Pour Sidiki Kaba, l’implication du président de la République et du ministre de la justice dans la gestion du conseil supérieur de la magistrature est prévue par la constitution. Sidiki Kaba a présidé hier, vendredi 15 juillet la cérémonie de fin de formation des magistrats sur la criminalité organisée et le terrorisme.

La sortie de l’exécutif et du ministère de la justice du conseil supérieur de la magistrature ne peut se faire automatiquement. Pour Sidiki Kaba, l’implication de ces derniers dans le conseil supérieur de la magistrature est instaurée par la constitution.

« Le Sénégal a une constitution. C’est elle qui donne les prérogatives au président de la République de présider le conseil supérieur de la magistrature dont il est le président », a-t-il dit en réponse à l’interpellation du président Maguette Diop et compagnie. Sidiki Kaba s’est exprimé en marge de la clôture de la formation des magistrats sur le terrorisme et la criminalité. Revenant sur les autres manquements dont ont fait état les magistrats, le ministre de la justice déclare : « Pour tous les manquements que l’on peut constater dans le fonctionnement de la justice c’est le conseil de discipline qui décide. Et, cette instance est présidée par des magistrats qui sanctionnent leurs pairs lorsqu’ils n’accomplissement pas leur travail.  Le président de la République n’y est pas invité.  Le ministre de la justice non plus. Ce qui signifie que toute la latitude est donnée aux magistrats».

En ce qui concerne le délabrement des locaux du Centre de formation judicaire (Cfj) dont ont aussi fait état, les magistrats, Sidiki Kaba répond en disant que «L’entrepreneur est en faillite. Mais, le ministère de l’économie et des finances a déjà dégagé le montant pour réfectionner le bâtiment ». L’amélioration des conditions de travail dans les tribunaux est aussi envisagée. «Pour les conditions d’amélioration du travail, c’est une action contenue dans le cadre de la coopération avec l’Union Européenne».