Rude bataille pour le contrôle de la chambre de commerce de Saint-Louis

Vingt-quatre heures après la fin des inscriptions, Assane Seck, candidat à la présidence de la Chambre de commerce de Saint- Louis, est monté hier au créneau pour mettre en garde l’autre camp qu’il invite au fair-play. Il en a profité pour décliner ses ambitions pour une Chambre consulaire de référence. C’est ainsi qu’il a promis de se passer de son salaire au profit de l’institution. «Nous avons sillonné durant quatre mois la région. Nous avons vu, entendu les doléances des opérateurs économiques. Il y a un travail qui a été abattu et nous pensons récolter des fruits», a déclaré Assane Seck, lors de son face à face avec la presse. Il a tenu à apporter des clarifications, notamment sur le mandat des présidents de Chambre de commerce. «Les mandats des présidents des Chambres de commerce ont été prorogés deux fois par le ministre de tutelle et le président de la République. Aujourd’hui, nous ne demandons qu’une seule et unique chose, à savoir le maintien de la date des élections. Il n’y a aucun reproche à faire au ministre du Commerce ni au gouverneur de Saint-Louis. Pourquoi crier au scandale ?», assène M. Seck qui promet de ne pas toucher à son salaire s’il est porté à la tête de la Chambre consulaire. «Je laisserai mon salaire à la Chambre, si je suis élu. Nous ne sommes pas là pour nous remplir les poches. Une fois élu, je mettrai en place une mutuelle pour les femmes d’un budget de 100 millions. Nous ferons aussi tout pour augmenter le budget de la Chambre à un milliard et nous initierons des projets porteurs pour booster l’économie locale, comme la mise en place d’une rizerie et d’une usine d’aliments de bétail», indique-t-il.