Rentrée des classes : « Ubi tey Jang tey »…et demain ?

Le concept « ubi tey, jang tey » est une belle trouvaille et la mayonnaise est en train de prendre petit à petit. Une semaine après la rentrée des classes, les cours ont démarré dans la plupart des écoles. Ce qui est une très bonne chose contrairement à ce qui se faisait les années passées. Cependant, il reste encore beaucoup d’efforts de la part des acteurs, l’état en premier. Des efforts dans tout le pays mais surtout dans la partie sud du pays avec ses particularités qui ne favorisent pas le démarrage précoce des cours. Il pleut jusqu’en Octobre et il y a le nombre important d’abris provisoires en plus du manque criard d’enseignants. Nous avons interrogé les acteurs sur ce concept, tous sont unanimes à dire que c’est une idée géniale qui mérite des sacrifices et des efforts à tous les niveaux. Malheureusement, les acteurs déplorent le fait que le tapage médiatique ne concerne que la rentrée comme si les autorités et certains organismes ne s’intéressent qu’à la rentrée. On occupe les radios, les sites internet, les télés entre le 10 Septembre et le 10 Octobre. Après cette période, on a l’impression que les acteurs, les enseignants et les élèves notamment, sont laissés à eux-mêmes ou à la merci du Ministre de l’éducation qui n’est pas souvent en bons termes avec les enseignants. Les inspecteurs de l’éducation veulent bien maintenir la cadence mais avec quelles moyens ? Ils n’ont même pas la logistique qu’il faut pour jouer le rôle qui est le leur dans le système. Les acteurs invitent alors l’état et ses souteneurs à  rester en permanence aux côtés de l’école et des acteurs. Il ne sert à rien de démarrer les cours aujourd’hui si l’on n’est pas en mesure de maintenir le cap jusqu’à la fin de l’année scolaire. Si on entend des voix parler encore de l’éducation, c’est en fin d’année et souvent quand il s’agit de la sauver. Pourquoi faudrait-il toujours qu’on en arrive à la même situation au bout de chaque année scolaire ? Certains pensent que c’est parce qu’entre les deux extrémités, il y a un vide dans l’accompagnement et l’implication des acteurs que l’on entend en début d’année et à la fin de l’année. Il faut qu’on arrive à maintenir tous les moyens et tous les efforts durant toute l’année comme on le fait pour la rentrée sinon, « ubi tey, jang tey » risque de ne pas produire les effets escomptés.

L.BADIANE pour xibaaru.com