Référendum…Macky Sall doit donner du temps de réflexion à tous les acteurs, politiciens et société civile

Le débat sur le référendum sur les réformes constitutionnelles suscite les radicalismes au sein des formations politiques et des organisations de la société civile. Mais l’Ong Action humaine pour le développement intégré au Sénégal (Ahdis) choisit de tempérer le débat. Le président Amacodou Diouf se désolant d’abord que « le débat autour de la réforme constitutionnelle est axé essentiellement autour de la durée du mandat du président de la République. Si importante soit-elle, cette question ne doit pas inhiber d’autres points tout aussi essentiels soulevés par le projet de révision ». D’ailleurs, pense-t-il, « s’arcbouter au mandat présidentiel dans un projet de révision constitutionnelle ou sur un tout autre caractère de la déclaration du Président de la République relève d’une approche extrêmement subjective.
A l’en croire, « il est loisible au président de la République de voir combien de temps il devrait faire pour se consacrer au travail que les Sénégalais lui ont confié ». Le président d’Ahdis estime même que « ce genre de débat est un piège dans lequel les organisations de la société civile ne devraient pas s’impliquer. La question fondamentale de l’heure est celle du ‘type d’Etat’ que nous voulons dans le cadre de la prise en charge des préoccupations du peuple Sénégalais ». Mieux, indique-t-il, « si nous pensons aujourd’hui que notre modèle de développement ou notre modèle de gouvernement ne nous permet pas de lutter efficacement contre la pauvreté, pour le progrès économique, social, culturel et politique, il est extrêmement important de travailler sur des transformations constitutionnelles afin de pouvoir réussir le développement du Sénégal ».
Amacodou Diouf qui regrette « la mauvaise orientation prise par le débat, au regard du caractère non inclusif de la démarche de formulation des contenus de ce projet de révision constitutionnelle (…) appelle tous les acteurs à la sérénité et au sens de responsabilité dans un contexte international tumultueux et complexe ». Il est vrai, selon lui, que « des réformes d’aussi grande envergure, qui vont porter sur la définition d’un nouveau type d’Etat, exigent que toutes les parties prenantes puissent s’asseoir et discuter autour du contenu ». C’est la raison pour laquelle, il appelle le président de la République à « donner du temps de réflexion à tous les acteurs, pour qu’ils préparent des contributions qu’ils mettront à la disposition de l’équipe en charge de la rédaction de ce document, afin que les réformes idoines puissent être soumises exclusivement à l’Assemblée Nationale ».